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Page d'accueil > Films et vidéos recommandés

Les films et les vidéos recommandés par Esprit68

Dernière mise à jour : mai 2016.

Sur cette page, vous pourrez accéder aux films et vidéos sélectionnés à partir d’un classement par catégories et d’un classement alphabétique par titres.
Le parti pris retenu a été, non pas de se baser sur les possibilités des réseaux d’échanges décentrés, comme sur l’excellent site des Renseignements Généreux, mais tout simplement de compiler des séquences déjà visualisables sur des sites d’hébergements de vidéos, par la technique des lecteurs exportables. Afin de permettre un affichage plus rapide, les diverses séquences sont simplement classées et décrites sur cette page. Un lien présent dans la description – généralement l’image de présentation – renvoie à une page spécifique où vous pourrez visualiser le document. Si le document se décompose en plusieurs parties, celles-ci sont visualisables sur cette page unique, ce qui permet de se dispenser des recherches parfois laborieuses sur les sites de partage vidéo.
Vous pouvez nous signaler une nouvelle vidéo, ou nous informer qu’une vidéo auparavant visualisable est supprimée du site de partage en écrivant ici (contacter@esprit68.org).

Derniers documents vidéo mis en ligne :

Merci Myriam par François Ruffins Merci Myriam, le feuilleton vidéo de François Ruffin.

Je lutte donc je suis Après « Ne vivons plus comme des esclaves », « Je lutte donc je suis », le nouveau film de Yannis Youlountas sorti en 2015.

Piratas de Juan Falque Documentaire de Juan Falque réalisé en 2011 qui révèle les causes de la piraterie somalienne et les exactions des compagnies occidentales.

Sélection de vidéos de Data Gueule Sélection de vidéos de Data Gueule

NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES Je lutte donc je suis NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES – suivi de la bande annonce de « Je lutte donc je suis »

Classement par catégories :

Bêtise et arrogance de la classe dirigeante
Brutalités policières et dérives sécuritaires
Critique des médias
Critique du capitalisme et de la société spectaculaire marchande
Décroissance
Dérives scientistes et périls de la techno science
Écologie, agriculture, antispecisme
Éducation, société
Histoire et révolution
Humour
Impérialisme et néo-colonialisme
Le travail en question
L’illusion monétaire
Luttes et alternatives
Sexisme, racisme, classisme, les discours et représentations de la domination

Par ordre alphabétique, les films :

68, 69 - Ungdomshuset, 93 la belle rebelle, Alerte à babylone, Attention danger travail, Avec le sang des autres, BOUH, un film sur le squat des 400 couverts, Braves gens n'ayez plus peur, Brave New World, Carnet de Route : Un Autre Monde est Possible, Chomsky et compagnie, Coup d'État contre Chavez, Critique de la Séparation, Déchets, le cauchemar du nucléaire, De la servitude moderne, Depuis l'école publique de Djélibougou, Commune I, Bamako, Earthlings, Enfin pris ?, Entre sabres et Goupillons, Escadrons de la mort, l’école française, François Duprat, une histoire de l’extrême droite, Gasland, Guy Debord, son art et son temps, Hérétik - We had a dream, Homo Toxicus, In girum imus nocte et consumimur igni, Inside Job, Je lutte donc je suis, La bataille de Tchernobyl, La Bombe, La dialectique peut-elle casser des briques ?, La machine à Expulser, La mise à mort du travail, La Société du Spectacle, La sociologie est un sport de combat, L'An 01, L'Argent dette, L'Argent Dette 2 : Promesses Chimériques, La stratégie du choc, Le bien commun : l'assaut final, Le cauchemar de Darwin, L'écoeurement, Le monde selon Monsanto, Les Black Panthers, Les Diggers de San Francisco Le silence des nanos, Les raisons de la colère, Les sentiers de l’Utopie, Le temps des bouffons Le Titanic Apicole, Les derniers maîtres de la Martinique, Les sentiers de l’Utopie, Les Yes Men refont le monde, L'initiation, L'île aux fleurs, L'orchestre noir, Manufacturing Consent - La fabrique du consentement, MIL, Nestor Makhno, paysan d'Ukraine, Nécessaire(s) Territoire(s), Ni vieux, ni traître, Nestlé et le business de l'eau en bouteille, NOTRE-DAME-DES-LANDES … Au cœur de la lutte, Notre poison quotidien, Piratas, Pig Business, Planète à vendre, Pouvoir et terreur, Punishment Park, Que qui peut puisse !, Pas vu, pas pris, Quand les arbres s'agitent, R.A.S. Nucléaire, rien à signaler, Réfutation de tous les jugements, RFID : la police totale, Simplicité volontaire et décroissance, S'organiser pour ne plus toucher au grisbi SALOPE !, Surplus - La consommation par la terreur, The Black Panthers - All Power To The People, The Black Power Mixtape, The Corporation, The Fourth World War, The take, The Weather Underground, Torture made in USA, Tous au Larzac ! This Is What Democracy Looks Like, Un monde à vendre 1) OGM, la mainmise sur l'agriculture, Undergronde, Un monde à vendre 2) Les monstrueux animaux de la génétique, Uranium : le scandale de la France contaminée, Vainquons Vin$$i, Vivre l'Utopie, Volem rien foutre al païs, Voyage En Cybernétique (Das Netz – La Toile), Voyage dans les ghettos du gotha, Water Makes Money, We feed the world – Le marché de la faim, ZAMBIE : A QUI PROFITE LE CUIVRE ?, Zeitgeist

Par ordre alphabétique, les documents et vidéos :

9000 MILLIARDS DE DOLLARS VOLATILISÉS !, Aqua-Petrolæum, Bêtise et compromissions ordinaires du pouvoir, Comprendre la dette publique (en quelques minutes), Conférences de Fabrice Epelboin, Copier-cloner, Créer, c'est résister... Résister, c'est créer !!, Discours d’Hugo Chavez à la « COP15 » de Copenhague, Du Mac Do et des Jeux, Entretiens avec Jérémie Zimmermann, Entretien avec Mathieu Rigouste, Fabrice Nicolino sur les conséquences écologiques de la consommation mondialisée de viande, Frédéric Lordon : les médias et la crise financière, G20 Pittsburgh juillet 2009 : Les nouvelles armes de la guerre contre les peuples, Genre & jeu vidéo : représentations et rapports de domination, Inculture(s) 1 - L'éducation populaire, monsieur, ils n'en ont pas voulu..., Journée sans achat, L'affaire Bettencourt (toujours), La Françafrique se porte bien, La fRance de la haine, La répression qui vient en Europe, Le clown menteur, Le faux problème des retraites, Le Jardin des Fraternités ouvrières, Les médias mentent, Les tanneries, c’est loin d’être fini !, Les zélés du désir, Le vrai visage de Daniel Cohn-Bendit, Libérez l'espace : Tanneries / Pot-Co-Le - Dijon !, LQR - la propagande du quotidien, Marseille, capitale de la rupture, Merci Myriam, Montreuil, juillet 2009, brutalités policières, Non au traité transatlantique !, Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, par Hervé Kempf, Quelques conférences de Benjamin Bayart, Racisme ordinaire à l’UMP ou au PS, Réveille-toi, révolte-toi - mets-toi en mouvement, Sans casque ni bouclier » et « paroles de policiers », Sélection de quelques vidéos de Seb Musset, Serge Dassault, le droit de grève, l’exemple chinois et la liberté de la presse…, Serge Latouche & SinéHebdo, Sophie Divry contre les éco-tartuffes, The good consumer, Un monde merveilleux


Bêtise et arrogance de la classe dirigeante
Bêtise et compromissions ordinaires du pouvoir
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Bêtise et compromissions ordinaires du pouvoir

De Michèle Alliot-Marie à Boris Boillon, de Nicolas Sarkozy à Dominique Strauss-Khan, La bêtise arrogante et les lamentables compromissions des femmes et des hommes de pouvoir français face à la dictature.
Les quatre extraits vidéos ici proposés sont très connus. Ils ont été maintes fois commentés. Il n’est pourtant pas inutile de les compiler pour mémoire, et parce qu’au delà de la médiocrité, du mépris, de la bêtise, des mensonges et des compromissions des acteurs qu’ils mettent en scène, ils révèlent la nature corruptrice du pouvoir. Les états et les institutions internationales, et finalement tous les lieux du pouvoir, secrètent naturellement ce genre de fanfaronnades et de compromissions. Aujourd’hui, l’oubli généralisé du bien commun et de l’intérêt des peuples ne fait que les rendre plus voyants et plus intolérables.

François Duprat, une histoire de l’extrême droite
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François Duprat, une histoire de l’extrême droite

Webdocumentaire de Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg, 2011. Réalisée à l’origine pour la télévision, cette coproduction lemonde.fr / 1+1 a toujours été refusée, son sujet étant considéré comme trop pointu et polémique. Elle a néanmoins pu déboucher sur un Webdocumentaire qui évoque l’histoire de François Duprat, théoricien d’extrême droite assassiné en 1978. Employé comme balance par la police française et les RG, minable barbouze anti-communiste au Congo après la chute de Patrice Lumumba, militant dans les années 60 au sein du groupe d’extrême droite Occident, aux côtés d’Alain Madelin, de Gérard Longuet et de Patrick Devedjian (qu’il n’hésitera d’ailleurs pas à balancer aux flics), artisan du financement occulte des partis politiques français, François Duprat terminera son édifiante carrière comme numéro 2 du Front National. Comparé par Jean Marie Le Pen tour à tour à Brasillach, à Alexandre le Grand et au Christ (!), Duprat a contribué au renouveau théorique de l’extrême droite française et notamment à la diffusion du négationnisme. Il a amorcé son virage anti-sioniste et est à l’origine du développement de la thématique anti-migratoire. Sa tombe est encore un lieu de pèlerinage pour tous les militants d’extrême droite européens.
D’un point de vue théorique, pratiquement tout ce que l’on trouve aujourd’hui chez un Soral par exemple, est déjà chez Duprat. Duprat est le stratège qui a su transformer le discours de l’extrême droite pour séduire les classes populaires… Ce documentaire qui lui est consacré a au moins le mérite de rappeler la source de ces mensonges : un groupe de jeunes nazillons tendant le bras droit en l’air et pressés d’en découdre, dont certains, avec l’âge ont suffisamment fait mine de s’assagir pour être encore membre du gouvernement en 2010 comme Patrick Devedjian, ou en 2011 comme Gérard Longuet.

Le clown menteur
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Le clown menteur

Pour mémoire… Nous dirons donc vraisemblablement adieu à ce bien triste sire… Mais même s’il retourne aux poubelles de l’histoire, cela n’efface pas ses méfaits et cela ne laisse pas présager un avenir meilleur pour autant.
Mais soyons juste… Il nous aura aussi bien fait rire, et il aura au moins démontré à quel point ceux qui prétendent nous gouverner sont de pitoyables marionnettes… Comme en témoignent ces vidéos, qui compilent quelques-uns de ses plus gros mensonges ou de ses plus navrantes bouffonneries.

Le vrai visage de Daniel Cohn-Bendit
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Le vrai visage de Daniel Cohn-Bendit

Montage réalisé par Mattlouf pour illustrer une intervention de la journaliste Sophie Divry, du mensuel « La décroissance » réalisée lors du second contre-grenelle de l’environnement à Lyon le 2 mai 2009. Le vrai visage de Daniel Cohn-Bendit, ou comment le partisan de la stratégie de la « pastille verte » et du capitalisme repeint en vert, le chouchou des médias et du MEDEF, le caméléon de la politique, le canada-dry de la rébellion, apparait, malgré ses pathétiques retournements de veste, pour ce qu'il est : un faux rebelle et un vrai notable néo-libéral, productiviste, scientiste et partisan de l'horreur consommatrice.

Marseille, capitale de la rupture
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Marseille, capitale de la rupture

Réalisé par la rappeuse Keny Arkana, le collectif « la rabia del pueblo » et des habitants du quartier de Noailles à Marseille, ce documentaire de 20 minutes reprend le titre d’une chanson de Keny Arkana pour dénoncer le projet « Marseille-Provence, capitale européenne de la culture 2013 », exemple flagrant de l'instrumentalisation de la culture à des fins politiques, sociales et économiques ; ou comment la culture dominante est utilisée pour redessiner une ville à l'image des promoteurs et au mépris de ses habitants qui se voient expulsés peu à peu... Ce mini-docu a voulu donner la parole aux acteurs concrets de la ville, ceux que l'on entend que trop rarement...

Racistes ordinaires
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Racisme ordinaire à l’UMP ou au PS

De Brice Hortefeux à Manuel Valls, de Patrick Balkany à Roselyne Bachelot, à l’UMP ou au PS, le racisme ordinaire, dirigé contre les beurs, les blacks ou les pauvres.

Serge Dassault
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Serge Dassault, le droit de grève, l’exemple chinois et la liberté de la presse…

Serge Dassault… Tout un poème… Président-directeur général du Groupe dassault, sénateur UMP et ancien maire de Corbeil-Essonnes, président de la Socpresse – groupe de presse publiant notamment Le Figaro –, il fait parti des 100 hommes les plus riches du monde. En tant qu’élu de la république et en tant que chef d’entreprise, Serge Dassault a naturellement son idée sur les droits des citoyens et des travailleurs. Il l’exprime dans une interview donnée à I-télé à propos du droit de grève et de l’exemple chinois dont, selon lui, feraient bien de s’inspirer les travailleurs français. Serge Dassault est également un patron de presse qui livre sa conception de la liberté de la presse dans une autre interview fameuse, donnée à France Inter en 2004 et dont l’extrait le plus intéressant est ici repris… Esprit68 ne peut être tenu responsable des nausées et vomissements auxquels le visiteur pourrait être sujet en découvrant ces documents.

Brutalités policières et dérives sécuritaires
La machine à Expulser
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La machine à Expulser

Web documentaire réalisé par Julie Chancel et Mickaël Mitz. Composé en 4 parties, la première « La procédure », elle-même divisée en quatre chapitre – La rupture, L'urgence, La violence, L'absurde – et les suivantes, « Le système », « L'accompagnement », « L'objectif », ce documentaire nous rappelle quelques vérités sur la chasse à l’étranger, les centres de rétention, l’absurdité et l’inhumanité des politiques d’expulsions actuelles. Il démontre également que tout en brisant des milliers de vies humaines, ces politiques demeurent aussi inefficaces que couteuses, et qu’elles entretiennent des réflexes de délation et une atmosphère d’arbitraire et de violence qui évoque plus sombres heures de l’histoire française.
Donnant largement la parole a des intervenants de la CIMADE, le documentaire n’est peut-être pas assez critique sur le rôle de cette association (Lire par exemple ceci à ce sujet), même si le problème des interventions en centres de rétention est abordé dans la partie « L’accompagnement ». Certains partis pris de la mise-en-scène peuvent également être critiqués, comme par exemple ce gros plan sur une intervenante, qui révèle, à l’arrière dans une bibliothèque, le titre bien lisible de Jonathan Littell : « Les bienveillantes ». Mais il n’est pas utile d’évoquer le Goncourt 2006 et sa description des camps Nazis, pour comprendre que la France a mis sur pied un système concentrationnaire bureaucratique qui entretient bien des points communs avec les plus funestes modèles historiques…

manifestation contre les politiques de rigueur en Europe
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La répression qui vient en Europe

Deux témoignages vidéos sur la répression policière exercée lors des manifestations de fin septembre et début octobre 2010 à Bruxelles, contre les politiques d’austérité en Europe : « Mais que fais la police » revient sur la journée du 29 septembre 2010, qui a vu près de 100 000 personnes venues de partout en Europe pour crier leur mécontentement contre le système actuel. Vers la fin du cortège, la police intervient violemment, sans raison apparente. Des manifestants s'insurgent, mais la foule est dispersée, selon des méthodes brutales et la police prend soin d'empêcher les gens de récolter des preuves... Mesures sécuritaires disproportionnées, censure des medias, arrestation massive, procès d'intention, délits de sale gueule... des méthodes qui ne sont guère différentes de celles employées dans les régimes autoritaires. « Tous les uniformes ne sont pas bleus », nous montre ensuite la violence policière perpétrée avec la complicité du service d’ordre syndical : « Les policiers sont des travailleurs, on est tous des travailleurs bordel, restez calme ! Laissez tombez franchement ! Les policiers sont des travailleurs laissez les tranquilles, ils font leur travail. » clame ce syndicaliste pour stopper le mouvement spontané de solidarité des manifestants à l’égard des personnes arrêtées. Ces témoignages montrent comment la répression s’abat dorénavant férocement sur tout discours ou toute action remettant véritablement en cause le système injuste et destructeur qui nous emprisonne et allant au-delà des simulacres de contestation organisés par les gestionnaires de notre misère.

G20 Pittsburgh juillet 2009 : Les nouvelles armes de la guerre contre les peuples
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G20 Pittsburgh juillet 2009 : Les nouvelles armes de la guerre contre les peuples

Pour disperser les manifestants en marge du sommet du G20 en Pennsylvanie, les canons à eau ont été remplacés par d’autres types d’armes «non létales» issues de recherches militaires. Par exemple, le LRAD — Long Range Acoustic Device —, qui a fait ses premières armes en Irak en 2006, comme lors du récent coup d’État militaire au Honduras, est présenté dans la littérature comme «un système d’hyperfréquence (qui) peut être dirigé sur un groupe d’individus, entraînant nausées, malaises intestinaux, troubles de la vision et de l’ouïe». Les images qui suivent, prises par des sources indépendantes et diffusées sur Indymedia, révèlent toute cette belle mécanique contre-insurrectionnelle.

LA France de la haine
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La fRance de la haine

Ce documentaire a été réalisé par des militant.e.s antifascistes au cours de l'année 2011. Il dresse un portrait de la France raciste, xénophobe et fasciste de ces dernières années, à travers 4 axes de lecture :
- Du racisme d'Etat aux groupes d'extrême-droite
- De la lepenisation de l'UMP à la dédiabolisation du FN
- Des Identitaires aux néonazis assumés
- De 3e Voie à Blood&Honour en passant par les Nationalistes Autonomes
Deux ans plus tard, on constate malheureusement que ce documentaire est toujours d'actualité et que sous la présidence « socialiste » de François Hollande, la politique d'un Manuel Valls n'est pas différente de celle d'un Brice Hortefeux ou d'un Claude Guéant. En complément de cette vidéo, nous vous recommandons également cette carte détaillée de l'extrême droite, commentée ici sur le site d'information antifasciste REFLEXes.

Punishment Park
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Punishment Park

Film de Peter Watkins, 1970. Tourné à la manière d’un documentaire, Punishment Park, est une fiction qui porte l’écho de la politique répressive menée sur le territoire des États Unis par Richard Nixon à l’époque de la Guerre du Vietnam. Dans un vaste camp du gouvernement américain, des militants et des activistes sont jugés sommairement par un jury réactionnaire prétendument « populaire » qui leur donne le choix entre une longue peine de prison ou une mise à l'épreuve sordide : ils seront libérés s'ils atteignent, en moins de trois jours, sans eau ni nourriture, et sans être rattrapés par les policiers qui les poursuivent, un drapeau américain situé en plein désert. Conformément à une méthode déjà employée par Peter Walkin, Punishment Park est joué par des acteurs amateurs ou de jeunes comédiens professionnels qui donnent dans le film leur opinion véritable, notamment pour ce qui concerne les membres du jury populaire chargés de juger les « gauchistes ». Malgré sa forme fictionnelle assumée, Punishment Park révèle de manière réaliste la violence du discours idéologique et des actes qu’il génère. Le film dessine le spectre de la dictature sécuritaire, autoritaire et policière, soutenu par le fascisme ordinaire des « bons citoyens », qui doit garantir la continuité du capitalisme et de ses guerres impérialistes ou économiques. Il indique également la possibilité – peut-être utopique – d’une résistance par l’image et le témoignage. A sa sortie, le film déclenche de si violentes critiques qu’il doit être retiré de l’affiche après 4 jours de projection à New York.
Ce film est l’occasion de porter un regard sur la filmographie de Peter Walkins, réalisateur britannique engagé, connu pour ses opinions pacifistes, sa critique des médias de masse et sa conception d’un cinéma émancipé des techniques de réalisations standardisées – que Walkins appelle la « monoforme » – qui transforment la plupart des films et des reportages en des instruments de propagande invasive. Il a notamment réalisé en 2000 La Commune, un film de 7 heures sur la Commune de Paris. A voir aussi La Bombe de Peter Walkins sur Esprit68.

Brutalités policières à Montreuil
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Montreuil, juillet 2009, brutalités policières

Le 8 juillet au matin, à Montreuil (93), de nombreuses forces de police dont des éléments du RAID évacuent le squatt «La Clinique». Le 8 au soir, alors qu’aucune altercation n’oppose passants et policiers, des tirs de «flashball» blessent cinq personnes dont une très gravement, Joachim Gatti, touché au visage, l’œil éclaté. Le 13 juillet, toujours à Montreuil, réprimant une manifestation de protestation contre les agressions policières du 8, nouveaux tirs de «flashball», nouveaux blessés, douze interpellations. Pour se remémorer ces tristes évènements, symptomatiques des dérives fascisantes du Sarkoland, une première vidéo qui rappelle que Joachim Gatti, réalisateur de 34 ans, a perdu son œil du fait de la brutalité policière et une seconde vidéo de Béatrice Turpin sur la manifestation paisible du 13 juillet brutalement chargée par la police.

BAC - paroles de policiers
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« Sans casque ni bouclier » et « paroles de policiers »

Deux témoignages édifiants sur les réalités de la politique sécuritaire en France. Le premier émanant d’un ex officier de police qui accepte de témoigner le 27 octobre 2005, dénonce l’instrumentalisation de la police, la manipulation de l’opinion, le trucage des statistiques et ses effets désastreux, la mise au pas des policiers et le silence imposé sur toutes ces dérives. Le second émane d’un ancien CRS révoqué pour manquement à l’obligation de réserve. Il dénonce les dérives fascisantes de la BAC et montre comment l’utilisation des délits d’outrage et de rébellion sert à couvrir les exactions les plus graves tout en donnant lieu à une nouvelle forme de racket.

Torture made in USA
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Torture made in USA

Film documentaire de Marie-Monique Robin, 2009. Après « Le Monde selon Monsanto » et Escadrons de la mort, l’école française », la journaliste indépendante, revient sur la manière dont l’administration Bush a institutionnalisé la torture dans le cadre de sa guerre contre le « terrorisme ». Elle montre notamment que les sévices perpétrés dans la prison d'Abou Ghraib n’étaient en aucun cas les actes isolés de « brebis galleuses » mais résultaient d’instructions établies au plus haut niveau, déjà mises en œuvre au camp de Guantanamo et hiérarchisant les diverses formes de tortures. (...)

On n'a pas sauvé le climat, mais on a réprimé les manifestations
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Un monde merveilleux

Montage vidéo réalisé par Esprit68, illustrant la répression, par la police danoise, des manifestants pacifiques, en marge de la conférence sur le climat de Copenhague, qui s’est tenue du 7 au 18 décembre 2009. Au-delà de l’intolérable violence qui se dégage de ces images, au-delà de l’effarante disproportion entre la brutalité des « forces de l’ordre » et le calme des manifestants, ces témoignages en disent long sur la nature du nouvel ordre mondial qui peu à peu s’impose à nous sur tous les continents : des jeunes gens militent, manifestent, s’engagent pacifiquement pour préserver l’avenir de la planète, et la seule réponse qui leur est donnée s’exprime en terme de coups, d’arrestations et d’humiliations. Réponse d’autant plus choquante que les « élites » qui en sont à l’origine ont montré leur incapacité à s’entendre pour résoudre les problèmes : « En 2009, nous aurions pu agir pour sauver le climat, mais nous ne l’avons pas fait… Par contre, qu’est-ce qu’on leur a mis dans la gueule à tous ces sales écolos-gauchistes ! »

On n'a pas sauvé le climat, mais on a réprimé les manifestations
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Vainquons Vin$$i

Film documentaire sur les expulsions à Notre Dame des Landes et la résistance qui s’organise, Vainquons Vin$$i dénonce l’absurdité de la violence policière qui conduit les forces du désordre à faire la guerre dans les potagers. Les flics et les militaires bien couillons s’y font pourrir par une maraîchère qui ne garde pas sa langue dans sa poche quand elle s’aperçoit que les grenades ont précédemment pourri ses choux-fleurs. L’expulsion poignante à laquelle on assiste, confirme que la violence policière est indifférente à l’âge de ses victimes. Surtout on comprend l’importance de ce qui se joue là : la bataille du vieux monde avec ses flics, son fric, son pétrole contre le nouveau avec ses potagers, ses cabanes et ses résistant-es. Vainquons Vin$$i est suivi d’une suite, Vinci$$itude, la pomme de discorde. On y suit la réoccupation et la reconstruction du 17 novembre (avec un petit cours d’isolation de cabane en terre-paille) et les nouvelles exactions policière… A retrouver sur le site du groupe GROIX.

Critique des médias
Chomsky et compagnie
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Chomsky et compagnie

Documentaire d’Olivier Azam et Daniel Mermet, 2008. Daniel Mermet interroge Noam Chomsky sur ses thèmes de prédilection, la fabrique de l’opinion publique, l’auto-contrôle des médias dans les démocraties occidentales et les écarts de traitement de l’information qui en résultent (par exemple le « non traitement » de l’assassinat de l’archevêque Oscar Roméo au Salvador en 1980 comparé à l’indignation soulevée par l’assassinat du prêtre Popieluszko en Pologne en 1984 ou, à nouveau, l’insistance sur le génocide cambodgien et « l’oubli » du génocide perpétré au Timor Oriental). Chomsky évoque également le problème de la liberté d’expression, à propos de l’affaire Faurisson et livre sa conception de la démocratie comme démocratie « industrielle », dans laquelle les gens commanderaient aux usines et, en se groupant librement, prendraient concrètement en main les aspects les plus fondamentaux de leur vie. D’autres personnalités sont interviewées dans ce documentaire, comme le Belge Jean Bricmont – qui à jadis dénoncé quelques impostures intellectuelles françaises – et le Québécois Normand Baillargeon, auteur d’un Petit cours d’autodéfense intellectuelle.

Enfin Pris ? Pierre Carles
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Enfin pris ?

Documentaire de Pierre Carles, 2002. Après les journalistes vedettes du petit écran épinglés dans Pas vu, pas pris, Pierre Carles prend cette fois-ci pour cible les faux critiques de la télévision à travers la figure emblématique de Daniel Schneidermann, animateur de l’émission Arrêt sur Images. Vraie-fausse suite du premier film, creusant l’analyse des mécanismes de censure en œuvre à la télévision, Enfin pris ? est aussi une réflexion sur la manière dont le pouvoir change les gens, sur les ressorts intimes de l’ambition et de la fidélité.

Frédéric Lordon
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Frédéric Lordon : les médias et la crise financière

Intervention de Frédéric Lordon, économiste, directeur de recherche au CNRS, dans le cadre des Jeudis d'Acrimed, le jeudi 5 février 2009 à la bourse du travail à Paris. Frédéric Lordon analyse le discours des médias sur la crise financière et économique. Il dénonce les mensonges et les volte-face des éditorialistes, des experts et des journalistes.

Les médias mentent - Plan B
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Les médias mentent

Les médias mentent, ou comment le PPA (Parti de la Presse et de l'Argent) nous informe ! ... Une série de 7 vidéos proposées par le Plan B. On y découvre l’information sociale broyée sous un compacteur, puis atteinte d’une maladie rare, puis on constate qu’un couple diabolique ne lui a laissé aucune chance, qu’elle s’est retrouvée à poil dans la jungle, qu’on ne lui a pas trouvé de sélectionneur, qu’elle n’a toujours pas accouchée et que Thierry Henri a glissé une main dans sa culotte. A la fin de chaque vidéo, la conclusion de Pierre Bourdieu nous rappelle la fonction du fait divers : faire diversion, « En remplissant avec du vide … on écarte les informations pertinentes que devrait posséder le citoyen pour exercer ses droits démocratiques. »

Manufacturing Consent - La fabrique du consentement
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Manufacturing Consent - La fabrique du consentement

Les grands médias, financés par la machine capitaliste, ne sont évidemment pas incités à véhiculer une vision du monde contraire aux intérêts de cette machine. Au-delà de leur prétendue « mission d’information » leur véritable rôle est plutôt de « façonner l’opinion publique », afin de lui faire accepter la domination de l’ « Empire capitaliste». Telle est leur rôle de « fabrique du consentement ». C’est ce que montre le célèbre linguiste Noam Chomsky dans ce documentaire réalisé par Mark Achbar et Peter Wintonick en 1992 et justement intitulé « Manufacturing Consent » en référence à l’ouvrage éponyme de Noam Chomsky.

Pas vu, pas pris - Pierre Carles
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Pas vu pas pris

Documentaire français de Pierre Carles, 1998. Prenant comme point de départ l’enregistrement d’une conversation de 1994 entre François Léotard, alors ministre de la culture, et Étienne Mougeotte, directeur des programmes de TF1, qui démontre leur connivence, Pierre Carles ausculte la manière dont les grands médias télévisuels censurent volontairement certains documents ou informations. Il dénonce les relations étroites entre les hommes politiques et les vedettes du journalisme et la fausse impertinence de ces derniers.

Critique du capitalisme et de la société spectaculaire marchande
Brave New World, film catastrophe
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Brave New World

Film catastrophe, par Nosostros, novembre 2001, 18 mn. Film sombre et lucide sur les attentats du 11 septembre 2001, Brave New World énonce quelques redoutables vérités sur le nouvel ordre mondial qui a émergé au lendemain des attentats. Il a également le mérite de révéler avec une étonnante prémonition la fonction des diverses thèses conspirationnistes qui allaient bientôt se construire sur les ruines des tours jumelles : émietter la réalité pour disqualifier par avance la critique authentique de l’évènement.

Critique de la Séparation
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Critique de la Séparation

Film de Guy Debord, 1961.« Le spectacle cinématographique a ses règles, qui permettent d’aboutir à des produits satisfaisants. Cependant, la réalité dont il faut partir, c’est l’insatisfaction. »

La société du spectacle
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La Société du Spectacle

Film de Guy Debord, 1973. Le commentaire du film est entièrement composé d'extraits de la première édition du livre La Société du spectacle (1967) et l'emploi des images est orienté par le principe du détournement.

La Réfutation...
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Réfutation de tous les jugements, tant élogieux qu'hostiles, qui ont été jusqu'ici portés sur le film « La Société du spectacle »

Film de Guy Debord, 1974. « L’organisation spectaculaire de la présente société de classes entraîne deux conséquences partout reconnaissables : d’une part, la falsification généralisée des produits aussi bien que des raisonnements ; d’autre part, l’obligation, pour tous ceux qui prétendent y trouver leur bonheur, de se tenir toujours à grande distance de ce qu’il affectent d’aimer – car ils n’ont jamais les moyens, intellectuels ou autres, d’en venir à une connaissance directe et approfondie, une pratique complète et un goût authentique. Ce qui déjà est si apparent quand il s’agit de l’habitat, du vin, de la consommation culturelle ou de la libération des mœurs, doit être naturellement d’autant plus marqué quand il s’agit de la théorie révolutionnaire, et du redoutable langage qu’elle tient sur un monde condamné. Cette falsification naïve et cette approbation incompétente qui sont comme l’odeur spécifique du spectacle, n’ont donc pas manqué d’illustrer les commentaires, diversement incompréhensifs, qui ont répondu au film intitulé La société du spectacle. »

In girum imus nocte et consumimur igni
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In girum imus nocte et consumimur igni

Film de Guy Debord, 1978. Le titre du film est un palindrome latin qui se lit donc indifféremment de gauche à droite et de droite à gauche et qui signifie « Nous tournons en rond dans la nuit et nous serons dévorés par le feu ».
« Je ne ferai dans ce film aucune concession au public. Plusieurs excellentes raisons justifient, à mes yeux, une telle conduite ; et je vais les dire. Tout d’abord, il est assez notoire que je n’ai nulle part fait de concessions aux idées dominantes de mon époque, ni à aucun des pouvoirs existants. Par ailleurs, quelle que soit l’époque, rien d’important ne s’est communiqué en ménageant un public, fût-il composé des contemporains de Périclès ; et, dans le miroir glacé de l’écran, les spectateurs ne voient présentement rien qui évoque les citoyens respectables d’une démocratie… »

Guy Debord, son art et son temps
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Guy Debord, son art et son temps

Film de Guy Debord, 1994. En 1994, Canal + organise une soirée « spéciale Guy Debord » et diffuse La Société du spectacle. A cette occasion, Alain De Greef commande à Brigitte Cornand un documentaire sur Guy Debord. Ce dernier accepte à condition d’être parfaitement maître du contenu…

De la servitude moderne
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De la servitude moderne

Film documentaire de Jean-François Brient, d’inspiration très « Deborienne », sur le système totalitaire marchand qui nous réduit à la condition « d’esclaves modernes». Ce film démonte les rouages des démocraties libérales et montre qu’elles sont finalement très proches des systèmes totalitaires qu'elles affectent de critiquer.

les JO 2012 : du Mc Do et des jeux !
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Du Mcdo et des Jeux

Une vidéo de Mr Mondialisation - 2012. « Car je pense que les multinationales vont sauver la planète. En effet, dans une logique d'équité j'estime que le plus grand événement sportif au monde soit représenté par les plus grandes puissances de la mondialisation. Ces élites éclairées dont l'objectif presque divin est d'augmenter leurs capitaux, sont bien plus à-même de savoir ce qui est bon pour les milliards de citoyens qui offriront leur temps de cerveau disponible à la sainte télévision. » Cette vidéo très percutante et très pertinente se dévalue quelque peu dans sa dernière partie lorsque le commentaire laisse entendre qu'il aurait peut-être été possible d'organiser des JO « équitables ». Ce genre d'illusion peut malheureusement aboutir aux mêmes déconvenues que la croyance dans le développement « durable » ou dans le capitalisme « vert » ! Cette critique mise à part, nous recommandons chaudement son visionnage, ne serait-ce que pour la séquence où l'on revient sur l'honneur fait à Lakshmi Mittal, le patron voyou, à qui l'on fait porter la flamme olympique quand il détruit la vie des milliers de travailleurs qui entretiennent sa fortune...

Entre sabres et goupillons
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Entre sabres et Goupillons

Film de Christian isidore Angelliaume, 2007. Sur les images détournées de la bêtise et de la violence contemporaine, le commentaire de l’auteur révèle l’incessant conditionnement qui nous conduit à accepter notre misère. L’industrie du divertissement habitue les consciences à la servitude en embellissant dans ses fictions l’arbitraire des chefs, la brutalité patriarcale et l’absurdité hiérarchique. Mais le manque d’amour inhérent à la société marchande et autoritaire, les nuisances et les souffrances qu’elle occasionne – la pollution et l’esclavage salarié devant à cet égard être considérés comme les deux faces d’une même monnaie – doivent encore être dissimulées par les mensonges d’une caste particulière, la caste des prêtes, qui se transforme aujourd’hui en une espèce particulière de prêtres médiatiques : les journalistes.

L'écoeurement
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L’écoeurement

Première partie du film "l'écoeurement" : un regard social et révolutionnaire sur la société marchande, capitaliste et industrielle, un regard sans concession, réalisé à partir des livres de son auteur que l'on peut retrouver ici. « …Puisqu’il est patent que les marchands du monde envisagent dès maintenant les techno sciences comme le plus sûr moyen de remodeler définitivement l’être humain à leur convenance. ... »

Le bien commun : l'assaut final
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Le bien commun : l'assaut final

Documentaire de Carole Poliquin, 2002. « Dieu créa le monde en sept jours... Aujourd'hui, le Tout-Puissant Homme d'affaires est en train de se l'approprier et de le transformer en marchandise. Son but : proclamer le Marché Total ». Charge argumentée contre la mondialisation libérale, ce film de Carole Poliquin reprend avec humour le découpage de la Genèse pour montrer comment, en sept jour, « l’homme d’affaire » tente de s’approprier le bien commun, en faisant de l’eau, du savoir, des semences, des gènes, de la santé, et pour finir de tous les aspects de la vie, autant de marchandises. Au quatre coins du monde, les dramatiques conséquences de la dictature du marché, instaurée avec la complicité des gouvernements et contre la souveraineté des peuples, sont illustrées par des exemples concrets … « Et l’homme d’affaires se dit que cela était bon… pour les actionnaires »…

Les zélés du désir
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Les zélés du désir

Dans cette vidéo issue de la série « Épandage médiatique », proposée par l’association Nada, l’économiste Frédéric Lordon, en se basant sur l’analyse de trois publicités – la première ventant les livraisons de La Poste, la deuxième les devis en ligne chez Renault et la troisième les services TGV de la SNCF –, montre comment l’idéologie néo-libérale forge des représentations qui réduisent les salariés à l’état de choses, d’objets complètement manipulables, avant de les réduire à l’état de fantômes invisibles. Le désir glorifié du consommateur aussi futile que dérisoire a pour prix la servitude totale du salarié, cette négation décomplexée de l’humanité apparaissant comme aboutissement de l’abandon du service public aux appétits privés (voir ici et les autres vidéos de la série).

L'initiation
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L'initiation

Film de Boris Carré et François-Xavier Drouet, 2008. L'initiation est un documentaire qui dévoile le discours asséné aux jeunes élèves d'une classe préparatoire au concours d'entrée en école de commerce. Dans un hôtel de la région parisienne, on inculque à ces futurs cadres commerciaux et dirigeants, l'immoralisme, l'oubli de soi et la vénalité requis par les fonctions qu'ils auront à exercer. Le cynisme, le mépris de classe et l'infecte suffisance de l'intervenant ne font que révéler l'horrible réalité de la société capitaliste, ainsi, lorsqu'il explique les activités de « restructuration » : « Là dessus c'est très simple, c'est de la restructuration de boite et quand on restructure, on... dégage ! Pour dégager on va pas voir Robert, on va pas voir Josiane, qu'est ce qu'on fait, on prend un fichier Excel, d'accord ? Contrôle Alt ! New ! On met des colonnes, d'accord, on met des colonnes, on met des noms, des noms de gens que vous ne connaissez pas, c'est pas très grave, on s'en fout d'accord, ils sont en province donc on s'en fout, d'accord ?  »
En bonus, une scène coupée dans laquelle l'intervenant se délecte en évoquant les activités de « trading », qui à coup sûr permettent d'acquérir de grosses cylindrées.

Nestlé et le business de l'eau en bouteille
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Nestlé et le business de l'eau en bouteille

Documentaire Suisse d'Urs Schnell et Res Gehriger, 2013. Cette enquête édifiante montre comment la multinationale Nestlé, leader mondial de l’agroalimentaire, et notamment du commerce de l’eau en bouteille, (Nestlé possède plus de soixante-dix marques partout dans le monde comme Perrier, San Pellegrino, Vittel ou Poland Spring aux états-unis), s’approprie les ressources en eau sur tous les continents pour générer avec l’eau en bouteille un dixième de son chiffre d’affaires global, qui s’élève à 110 milliards de francs suisses.
Le Web Documentaire qui complète le film est à voir ici.

L'île aux fleurs
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L'île aux fleurs

Court métrage documentaire brésilien réalisé par Jorge Furtado en 1989. Douze minutes ; c'est le temps durant lequel nous suivons le parcours d'une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu'à son point d'arrivée, décharge publique de l'île aux Fleurs. Sur un ton humoristique et léger, ce documentaire dénonce l’horreur de la société marchande.

Non à TAFPA !
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Non au traité transatlantique et à l'accord de libre échange union européenne/Canada !

L'abolition du peu de démocratie qui reste en Europe au profit des firmes multinationales passe par le traité transatlantique en cours de négociation (également dénommé zone de libre-échange transatlantique – transatlantic Free Trade Agreement ou TAFTA – ou Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement ) et par l'accord de libre échange entre l'Union européenne et le Canada. Dans cette vidéo, Frédéric Viale membre de la commission Europe du mouvement Attac explique de façon très claire par quels mécanismes. A faire circuler largement pour interpeller les politiques à ce sujet, pour les faire s'expliquer et rendre publiques les négociations en cours, et enfin pour se mobiliser dans la rue si besoin et empêcher la signature de cet accord.

Seb Musset
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Sélection de quelques vidéos de Seb Musset

A retrouver ici. Dans « Rendre le système obsolète », Seb Musset se penche sur la course à "la bonne affaire" par les "aventuriers du pouvoir d'achat perdu" et sur la destruction programmée de la classe moyenne si elle ne se remet pas en cause. Il évoque l'importance de l'acte individuel chez ceux qui se pensent éternellement victimes du système alors qu'ils sont d'abord victimes de leurs propres addictions. Dans « Punir (et faire payer) les pauvres » il montre comment au fur et à mesure que s'atrophie l'état providence, se développe sur le terrain un état policier concentrant l'essentiel de sa répression sur les pauvres. Dans « La contagion des esprits » il revient sur la campagne publicitaire en faveur du blockbuster de la rentrée 2009 : La grippe H1-N1, contre-feu qui occupe les populations sur une simple grippe, joker ultime permettant tous les excès au nom de le sécurité publique, excuse idéale pour défoncer les législations du travail, opération de com' des gouvernements qui, quelque soit la tournure des évènements auront le bon rôle. Dans « La génération M6 » il montre comment, reprenant le flambeau de la France déclinante de TF1, M6 forge l’abominable France de demain.

datagueule
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Sélection de vidéos de #DATAGUEULE

Une sélection de vidéos de la chaîne « #DATAGUEULE » coproduite par Premières Lignes Télévision, Storycircus et France Télévision qui propose dans un format court des dossiers bien documentés sur les maux les plus édifiants de la société marchande.

Surplus - La consommation par la terreur –
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Surplus - La consommation par la terreur –

Documentaire d’Erik Gandini et Johan Söderberg, 2003. Ce film révèle avec brio l'absurdité et les dangers de notre société de consommation. Il dénonce les dérives du libéralisme, la coercition médiatique et publicitaire, la course insensée au profit, en s'appuyant sur les propos de l'anarcho-primitiviste John Zerzan. Les paroles de Zerzan croisent celles de Berlusconi, Bush, Chirac, Poutine, Bill Gates et Fidel Castro, sur des images des manifestations de Gênes ou des dérives consuméristes.

The Corporation
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The Corporation

Film documentaire canadien réalisé par Jennifer Abbott et Mark Achbar, sorti en 2003, et basé sur le livre de Joel Bakan : The corporation, the pathological pursuit of profit and power.
Film très dense, qui donne la parole à des intellectuels et des activistes comme Noam Chomsky, Naomi Klein, Vandana Shiva ou le regretté Howard Zinn, à des réalisateurs engagés comme Michael Moore, mais aussi à des dirigeants d’entreprise et des économistes néo-libéraux comme Milton Friedman, The Corporation dresse le portrait de la firme capitaliste et analyse ses relations avec le monde extérieur.
Le film commence par aborder le problème de la personnalité morale de la firme, sa responsabilité limitée, ses tendances « pathologiques », et l’injustice sociale qui en résulte avec le cas de la confection au Honduras. Les désastres écologiques et sanitaires qu’elle provoque sont l'occasion d'évoquer la sinistre firme Mosanto. Ses sympathies « naturelles » avec les régimes policiers et autoritaires transparaissent avec l’évocation du destin de Ken Saro-Wiwa pendu au Niger avec 8 camarades pour s’être opposé pacifiquement aux destructions écologiques perpétrées par la société Shell ou avec la dénonciation du soutien d’UNOCAL à la junte birmane. La propension de la firme à détruire le bien commun depuis le mouvement des enclosures, à l’origine de notre modernité, jusqu’aux actuelles destructions planifiées des services publics, la tyrannie des marques, le contrôle des médias, l’abrutissement publicitaire, la brevetabilité du vivant dans le cadre de l’affaire Chakrabarty, les liens historiques avec les dictatures fascistes par la contribution d’IBM à la gestion de la Solution Finale sont ensuite exposés. Mais le film rend également compte de la résistance populaire qui s’organise, avec l’exemple de la victoire de Cochabamba acquise de haute lutte par le peuple Bolivien sur la société Aguas de Tunari et Bechtel son actionnaire majoritaire, qui durent renoncer à la privatisation de l’eau, l’exemple de la remise en cause par l’Inde du brevet sur le Neem déposé par la société Grace, ou encore l’exemple du volte-face de la firme Wall-mart face au témoignage de la jeune hondurienne Wendy Diaz.
L’avis d’Esprit68 : Malgré, ou peut-être à cause de sa richesse, The Corporation est un film parfois frustrant qui aborde trop rapidement des sujets importants. Mais il faut également le considérer comme une invitation à approfondir tous ces thèmes.
A noter que vous pouvez retrouver ici le texte complet du film ainsi que la vidéo.

The good consumer
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The good consumer

Le système qui régit votre pays dépend du fait que vous soyez un bon consommateur. Le bon consommateur achète constamment de nouveau produits, il travaille dur pour gagner de l’argent. Il se concentre sur les choses qu’il désire et non sur celles dont il a réellement besoin.Le bon consommateur suit la mode. C’est elle qui lui dicte quand changer de chaussure de vêtements. Suivre la mode est aussi pour vous messieurs. Il faut que vous ayez les mêmes habitudes que votre partenaire. Les marques sont vos amies. Avoir le choix c’est bien. Vous pouvez faire confiance aux marques. Elles savent ce qui est le mieux pour vous ! Le bon consommateur n’attend pas qu’un objet soit usé pour le jeter. Il achète plutôt la nouvelle version. Consommer c’est bien ! Pour aider la planète vous pouvez même recycler les produits de votre consommation !

Water Makes Money
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Water Makes Money

Water make Money", est un film réalisé par Leslie Franke et Herdolor Lorenz, 2010. L’eau n’est-elle pas un bien commun qui par nature doit être géré publiquement ? De fait, nulle part dans le monde ne circulent dans les mêmes tuyaux, des eaux distinctes, de fournisseurs concurrents. Un marché semble dans ce domaine impossible. Pourtant les firmes capitalistes tentent aujourd’hui de privatiser ce service vital. Si l’approvisionnement en eau dans le monde dépend encore à 80% du secteur public, en France, les compagnies Veolia et Suez, sous le couvert du « Partenariat Public-Privé » fournissent l’eau de 8 citoyens sur 10 et tentent d’accroître leur influence dans le monde entier. Frappant à la porte des communes désargentées, elles ont obtenu leurs marchés en faisant mine d’acquitter un un droit d’entrée, couvert en réalité par le renchérissement du prix de l’eau, renchérissement qui s’accompagne d’une diminution de la qualité et d’une indifférence aux problèmes sanitaires et environnementaux. (…)
Cette inépuisable « source » financière génère naturellement, sa corruption, ses abus de pouvoir et ses « affaires », comme celle d’Alain Carignon à Grenoble. D’autant que les passerelles sont nombreuses entre les firmes capitalistes et les emplois publics (…)
Il ne faut donc pas s’étonner si en 2009, le porte parole de la commission européenne en charge de l’eau ose déclarer que l’eau est une marchandise comme les autres ou si, cette même année, le 5ième « forum mondial » de l’eau (instance créée par Véolia, Suez, la Banque Mondiale et l’ONU qui est d’abord un rassemblement de lobbyistes) s’emploie à vanter les partenariats public/privé… Mais le vrai visage de la privatisation se révèle au Kenya où l’eau a été augmentée de 40% suite à la mainmise de véolia (qui voulait en outre faire licencier 3000 techniciens kenyans pour les remplacer – à un prix plus élevé ! – par une quarantaine d’expatriés) ou en Uruguay où Suez a voulu multiplier le prix de l’eau par 8. Mais malgré le silence médiatique (assez naturel, compte tenu du contrôle exercé par les deux firmes sur les médias), la situation évolue. Suez a finalement été chassé d’Uruguay d’Argentine et de Bolivie. Partout dans le monde, la tendance à la remunicipalisation de l’eau se dessine. En Italie, le référendum d’initiative populaire a tout récemment contesté la volonté de privatisation de l’eau voulue par Berlusconi. En France, de nombreuses communes tentent, comme Paris, de revenir à une gestion publique. L’enjeu est actuel car de nombreux contrats arrivent à terme et permettent le retour au service public. Alors agissons, interpellons nos édiles et chassons les voleurs d’eau ! (Description plus détaillée sur la page du film)

Décroissance
Journée sans achat
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Journée sans achat

Court métrage réalisé à l'occasion de la journée sans achat du 29 novembre 2008. La musique est celle du groupe Kiemsa, album Eaux troubles titre : Faut consommer.
A voir également sur Esprit68, une sélection de petits films consacrés aux journées sans achats 1999, 200, 2001 et 2002 présentés sur le site Casseurs de Pub.

Serge Latouche
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Serge Latouche & SinéHebdo

Interview de l’économiste Serge Latouche par l’équipe de Siné-Hebdo à la fin de l’année 2009. Serge Latouche, donne sa définition de la décroissance et répond aux questions qu’elle suscite…

Simplicité volontaire et décroissance
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Simplicté volontaire et décroissance

Film documentaire réalisé par Jean-Claude Decourt, entièrement auto-produit et sorti en 2007. Avec des interventions de Jean-Claude Besson-Girard, Sabine Rabourdin, Suzan George, José Bové, Alain Dufranc, Paul Ariès, Raoul Jennar, François Schneider, Jérome Medeville, Michel Jarru, Martin Leers, Vincent Cheynet, Didier Laurencin, Serge Latouche, la Cie du 4 de Toulouse...
Non content de piller le bien commun, notre modèle économique, fondé sur un développement exponentiel, détruit inexorablement la nature, pervertit les relations humaines et compromet gravement l'avenir des générations futures. En une année, nous brûlons ce que la photosynthèse a produit en 100 000 ans. 20% de la population mondiale consomme 86% des ressources naturelles. Au cours du dernier siècle, la moitié de ces ressources a déjà disparu et il faudra beaucoup moins de temps pour épuiser le reste. Décroître économiquement et vivre plus simplement, ne signifie pas, revenir à l'âge de pierre. Il s'agit au contraire de croître en "humanité", de se réapproprier nos vies, notre temps, de compenser nos peurs et nos manques autrement que par la consommation, d'imaginer de nouvelles solidarités, de re-localiser industrie et agriculture, de se réapproprier la politique pour décider collectivement... Vaste programme à entreprendre dès aujourd'hui, avec convivialité et équité, afin d'éviter catastrophes écologiques et barbarie, dans quelques décennies ! …

Dérives scientistes et périls de la techno science
Alerte à Babylone
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Alerte à Babylone

Film français de Jean Druon, 2005. Ce film retrace les conséquences de l'application des nouvelles technologies, comme le nucléaire, les OGM et les nanotechnologies. Bien que ces conséquences portent sur la santé, l'avenir social et les conditions de vie en général, ces techniques sont toujours mises en service sans aucun débat public. L'auteur donne la parole à des chercheurs, des juristes ou des politiques qui déplorent le peu d'informations mises à disposition du public par les "organismes de contrôle". Ces derniers, au lieu d'exercer un travail de contrôle véritable qui correspondrait à leur responsabilité, aident souvent au contraire à avaliser des décisions déjà prises par le complexe industriel qui les mandate de manière plus ou moins directe.

La bataille de tchernobyl
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La bataille de Tchernobyl

Documentaire de Thomas Johnson, 2006. Ce documentaire, mêlant témoignages et documents d’archive, évoque « la bataille de Tchernobyl » qui débuta après l’explosion du 26 avril 1986. Passé les premiers mensonges, qui coûtent la vie aux pompiers venus éteindre sans protection l’inextinguible feu nucléaire et conduisent à exposer des milliers de personnes lors de la fête du 1er mai 1986, ce sont 500 000 « liquidateurs », partis de toute l’union soviétique qui vont lutter contre « le mal noir ». Les liquidateurs paieront souvent de leur vie ou de leur santé leur engagement. Leurs sacrifices ponctuent les différentes étapes de la lutte : la vidange de l’eau présente sous la cuve qui, si elle avait été atteinte pas le combustible en fusion, aurait provoqué une explosion quinze fois plus puissante qu’Hiroshima et ravagé la moitié de l’Europe, la construction d’une dalle souterraine pour soutenir le magma qui menaçait de s’enfoncer jusqu’à la nappe phréatique, le déblayement des déchets meurtriers sur le toit de la centrale et la construction du sarcophage entourant le réacteur, dans des conditions d’expositions terribles. Ensuite vint la tentative de « liquidation », toute partielle, des poussières et des déchets radioactifs, tout autour du site. Mais l’invisible poison est toujours présent et continue de ruiner les existences et de désespérer le futur. Les « enfants de Tchernobyl » ou de Bopal, ou demain de Fukushima, engendrés par la technoscience industrielle, par le pouvoir d’état ou le pouvoir capitaliste sont là pour nous le rappeler.

La Bombe
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La Bombe

Film de Peter Watkins, 1965. Dans La Bombe (The War Game), Peters Watkins répond à une commande de la BBC sur les effets d’une éventuelle guerre nucléaire. À partir de données recueillies à Hiroshima et Nagasaki, et dans d'autres lieux de bombardements intensifs, comme Dresde, Darmstadt et Hambourg, Peter Watkins essaye d'imaginer les conséquences d’une attaque nucléaire sur l’Angleterre. L’horreur de l’arme atomique et l’inadmissible pouvoir d’anéantissement de ceux qui la contrôlent, y apparait alors dans son intolérable réalité. Suite à des pressions du gouvernement britannique, la BBC interdit finalement la diffusion du documentaire. Mais du fait d’une lacune du contrat de production le film sort tout de même en salles et obtient en 1966 le prix spécial du Festival de Venise et en 1967 le British Academy Film and Television Arts Award du meilleur court-métrage en Grande-Bretagne.
Ce film est par ailleurs l’occasion de porter un regard sur la filmographie de Peter Walkins, réalisateur britannique engagé, connu pour ses opinions pacifistes, sa critique des médias de masse et sa conception d’un cinéma émancipé des techniques de réalisations standardisées – que Walkins appelle la « monoforme » – qui transforment la plupart des films et des reportages en des instruments de propagande invasive. Il a notamment réalisé en 2000 La Commune, un film de 7 heures sur la Commune de Paris. A voir aussi Punishment Park de Peter Walkins sur Esprit68.

Fabrice Epelboin
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Conférences de Fabrice Epelboin

Regroupements d'extraits marquants des conférences données par Fabrice Epelboin à sciences po sur les enjeux liées aux nouvelles technologies. Dans « Éthique et TIC », Fabrice Epelboin explique comment IBM et la technologie des cartes perforées ont permis de livrer au régime Nazi la population juive des Pays Bas. En France, le régime Nazi n'a pas pu s'appuyer sur un semblable recensement mais l'état vichyste a confié à Bull l'informatisation du fichier juif français. « L'inventeur » du numéro Insee, René Carmille fera cependant capoter le projet tout en le payant de sa vie. Fabrice Epelboin évoque ensuite l'évolution de la gouvernance mondiale après la chute du mur de Berlin qui, sous l'influence des technologies, a aboutit à une véritable la société de la surveillance. La technologie se transforme pour servir le pouvoir. Les firmes privée Microsoft, Nocia, Cisco, Blue Coat, Qosmos pour la France avec le Deep Packet Inspection, vendent aux états les données recueillies sur les opposants... (La suite sur la page consacrée à ces vidéos)

Jérémie Zimmermann
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Entretiens avec Jérémie Zimmermann pour la Parisienne Libérée et pour la Mutinerie

Jérémie Zimmermann est cofondateur de la Quadrature du Net, une association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet très active ces dernières années, et qui a obtenu plusieurs victoires politiques importantes telles que le spectaculaire rejet d’ACTA au parlement européen. En collaboration avec La Parisienne Libérée, il évoque en 7 points les enjeux liés à la neutralité du net et à la défense des libertés numériques. Dans « Neutralité du net », Jérémie Zimmermann explique que le concept de "neutralité" renvoie en réalité à l'universalité de l'accès à l'information, dont les opérateurs devraient être les garants et qui est mise en périls par les groupes économiques et politiques qui souhaitent favoriser l'accès à certains flux de données et restreindre voire interdire l'accès à d'autres sources, en fonction de leurs intérêts. Dans « Maîtrise des technologies », Jérémie Zimmermann plaide pour les technologies durables et gratifiantes des logiciels libres qui impliquent une appropriation par l'utilisateur garante de liberté, à l'inverse de la dépendance induite par les « solutions » verrouillées d'Apple de Microsoft ou de Google. Se réapproprier la technologie permettra peut-être d'échapper à la société totalitaire ou les machines en viennent à contrôler les êtres humains. ... (La suite sur la page consacrée à ces vidéos)

Le silence des nanos
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Le silence des nanos

Film documentaire de Julien Colin. L’action se déroule sur l’écran d’un ordinateur connecté au réseau. Une navigation dans le cyber-espace permet de découvrir ce que recouvrent les nanotechnologies en terme de programme. De lien en lien, de site en site, de téléchargement en téléchargement, le film révèle l’histoire de ces technologies émergentes, les visions et les rêves dont elles procèdent ou qu’elles génèrent. Les questions, qui ne sont pas nouvelles : notre rapport à la technologie, au développement, au progrès ; mais qui, devant la révolution technologique annoncée, s’imposent avec acuité... « Le silence des nanos est l’un des meilleurs films d’épouvante de l’année. C’est un film qui fait écho aux inquiétudes des écrivains de science-fiction les plus radicaux, ceux pour qui le futur, trop mis à mal, semble se retourner contre nous pour se venger. Pourtant Julien Colin ne met pas en scène ses personnages dans un proche futur. Il ne spécule par sur ce qui va être, mais filme ce qui est, ici et maintenant. » - La Gazette du Ciné Rive Gauche (déc 2005) Jordi Vidal & Stéphane Goxe

Vandana Shiva
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Un monde à vendre 1) OGM, la mainmise sur l'agriculture

Documentaire de Bertram Verhaag et Gabriele Kröber (2002). Dans cette première partie consacrée à la mainmise des OGM sur l’agriculture, le documentaire « Un monde à vendre » montre comment, malgré les protestations des défenseurs de l'environnement, l'Inde a autorisé ses producteurs de coton à utiliser la semence BT, une graine contenant un virus qui, tel un insecticide, détruit les anthonomes et les vers. A grand renfort de publicités « made in Bollywood » Monsanto, fournisseur de cette variété génétiquement modifiée, a fait miroiter aux cultivateurs de coton indiens des récoltes plus importantes, de meilleure qualité et nécessitant une quantité moindre de pesticides. De nombreux paysans se sont laissé convaincre d'acheter ces semences génétiquement modifiées, malgré leur prix quatre fois plus élevé que celui des semences traditionnelles. Mais contrairement aux promesses de Monsanto, les fibres du coton BT sont plus courtes que celles des variétés locales, les rendements sont plus faibles, et de nouvelles maladies et des parasites se sont développés, nécessitant des quantités de produits chimiques de plus en plus importantes. De nombreux paysans endettés sont parfois acculés au suicide ou doivent vendre leurs terres pour rembourser leurs dettes contractées auprès des marchands de semences et des banques, qui ne veulent désormais plus leur prêter d'argent. Autre conséquence catastrophique : la diminution de la biodiversité. Telle est la dramatique situation dénoncée par la physicienne et militante écologiste Vandana Shiva, responsable depuis quinze ans d'une exploitation située au pied de l'Himalaya qui préconise les méthodes agricoles douces et durables et fournit les paysans en semences traditionnelles.

Monstrueuse chimère
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Un monde à vendre 2) Les monstrueux animaux de la génétique

Documentaire de Bertram Verhaag et Gabriele Kröber (2002). Dans cette seconde partie d’« Un monde à vendre » consacrée « aux monstrueux animaux de la génétique » Bertram Verhaag et Gabriele Kröber enquêtent sur les risque que fait peser le génie génétique sur notre environnement et nos modes de vie. Au milieu des années 80, grâce au développement des biotechnologies, les scientifiques ont commencé à élaborer des animaux "à la carte" : poulets sans plumes, cochons si gros qu'ils ne peuvent supporter leur poids, vaches donnant encore plus de lait, chèvres produisant de la soie ... Une nouvelle source de profits s’est dessiné à l'horizon, à condition bien sûr d'obtenir l'autorisation de commercialiser ces animaux génétiquement modifiés. La société canadienne Aqua Bounty était sur le point d'obtenir cette autorisation pour ses saumons stériles géants, produits de manipulations génétiques. Ces poissons d'élevage deviennent six fois plus gros et atteignent leur taille adulte deux fois plus vite que les espèces sauvages. Deux cents millions d'états-uniens en consomment déjà sans savoir qu'ils sont des cobayes. Car, pour certains chercheurs, les risques liés à l'ingestion de produits transgéniques sont bien réels : maladies chroniques, affaiblissement des défenses immunitaires... Au-delà de ces risques sanitaire, la remarque d’Andrew Kimbrell, avocat spécialiste de l’environnement que nous suivons tout au long du film, résume l’enjeu de l’utilisation actuelle des bio-technologie : « Nous ne pouvons plus laisser une poignée de gens décider pour nous de questions qui auront des répercutions pendant au moins un millénaire. »

RFID : la police totale
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RFID : la police totale

Subterfuge & Pièces et Main d’oeuvre présentent RFID : la police totale. Un film de 28 minutes contre la tyrannie technologique et l’avènement de la société de contrainte. Des applications militaires, à la « traçabilité » totale de tous et de tout, jusqu’aux nouvelles techniques publicitaires de « marketing personnalisé », les puces RFID sont partout ! Avec elles, IBM veut – pour notre bien – construire une planète plus « intelligente ». Et certes, par le passé, cette société a su montrer comment son système de cartes perforées avait permis une gestion particulièrement « intelligente » du système concentrationnaire nazi. Cela vous effraie ? Pierre Gattaz, président du Groupe des fédérations industrielles, de la Fédération des industries électroniques et de communication, du Groupement des industries de l’interconnection des composants et des sous ensembles électroniques, propose d’habituer vos enfants dès l’école maternelle aux technologies d’identification. A ceux qui trouverait le puçage des jouets et des bambins excessif, il rétorque : « Nous ne sommes pas là pour savoir si c’est trop ou pas assez, nous sommes avant tout des industriels, et nous mettons en place les systèmes, les équipements, pour servir la police, la justice et l’armée. » Vivement que « la poussière intelligente », le « Smart dust » ou « MOTE » envahisse nos villes. L’internet des objets pourra diffuser et stocker ses informations en continu … avec ou sans le consentement des intéressés ! Déjà Carrefour sait pas mal de chose sur votre compte, et votre badge NAVIGO est une vraie poucave. Mais pas de panique, les RFID rendent possible le pilotage total d’un monde machine, peuplé par une population de cyborgs tout droit sortie des cauchemars d’un Theodore Kaczynski. Non au nanomonde totalitaire et au puçage généralisé de tout et de tous !

Voyage En Cybernétique (Das Netz – La Toile)
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Voyage En Cybernétique (Das Netz – La Toile)

Das Netz ou Voyage en cybernétique, sous-titré Unabomber, le LSD et l'Internet, est un film documentaire de Lutz Dammbeck (2003). Menant son enquête auprès des diverses personnalités qui ont pris part à la révolution technologique des micro-ordinateurs et d’Internet, Lutz Dammbeck en vient à évoquer les thèses de Théodore Kaczynski, plus connu sous le nom d’Unabomber et condamné à la prison à perpétuité pour ses actes de terrorismes anti-industriel et anti-technologique. Le film, rythmé par les fragments de la correspondance que Lutz Dammbeck entretient avec Kaczynski, révèle les soubassements idéologiques de la théorie cybernétique qui a façonné notre société. Ces soubassements, entremêlant paradoxalement les utopies hippies et l’obsession du contrôle de la CIA, l’utilisation du LSD et les techniques de contrôle du comportement, la diffusion des « systèmes ouverts » et les tentations d’imposer chimiquement le bonheur, contrastent avec les mises en garde de Kaczynski, dont le discours, aussi sensé qu’il soit, demeure diabolisé et naturellement discrédité auprès de ses victimes.

Écologie, agriculture, antispecisme
Chavez à Copenhague
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Aqua-Petrolæum

Montage réalisé par Mattlouf pour illustrer une « conférence gesticulée » de Franck Lepage de la Coopérative d’Education Populaire « Scop le Pavé ». Franck Lepage nous rappelle que le conditionnement en bouteille plastique entraîne des conséquences à la fois sur la santé et sur l’environnement. ...

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Une animation réalisée en 2009 par Louis Rigaud sur les enjeux actuels des biotechnologies... La comparaison de l'exploitation d'une ferme et de ses vaches avec un système d'exploitation y révèle l'horreur du productivisme et de la mécanisation du vivant.

Chavez à Copenhague
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Discours d’Hugo Chavez à la « COP15 » de Copenhague

Discours du président vénézuélien Hugo Chavez à la 15e « Conférence des parties » (COP 15) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques tenue à Copenhague (Danemark), du 7 au 18 décembre 2009. Hugo Chavez y évoque un certain fantôme qui hante la conférence, le fantôme du capitalisme, véritable responsable de la catastrophe climatique. Le président vénézuélien cite le journaliste français Hervé Kempf à propos de son livre « Comment les riches détruisent la planète » et évoque les gigantesques inégalités dans la répartition des richesses entre les êtres humains. Il fait également référence aux manifestations durement réprimées qui se déroulent dans les rues de Copenhague. ...

Le cauchemar de darwin
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Le cauchemar de Darwin

Film documentaire d'Hubert Sauper, 2004. Le cauchemar de Darwin montre comment les rives du lac Victoria, le plus grand lac tropical du monde, considéré comme le berceau de l'humanité, sont devenues le théâtre d’un des pires cauchemars de la mondialisation. En Tanzanie, dans les années 60, la Perche du Nil, un prédateur vorace, fut introduite dans le lac Victoria. Depuis, pratiquement toutes les populations de poissons indigènes ont été décimées. De cette catastrophe écologique est née une industrie fructueuse, puisque la chair blanche de l'énorme poisson est exportée avec succès dans tout l'hémisphère nord...

Déchets, le cauchemar du nucléaire
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Déchets, le cauchemar du nucléaire

Film documentaire d’Eric Gueret, 2009. Abordant les insurmontables problèmes générés par la gestion des déchets nucléaires, ce film commence par nous rappeler le scandale des fûts radioactifs jetés à la mer en toute légalité jusqu’au milieu des années 90. Il nous emmène ensuite aux Etats-Unis, sur le site de Hanfort qui servit à la fabrication des premières bombes atomiques américaines et à proximité duquel la population non informée fut exposée aux risques d’irradiation et de contamination. Puis nous partons dans l’Oural, à proximité du site de Mayak, où l’explosion d’une cuve de déchets radioactifs causa en 1957 le plus grave accident nucléaire connu en URSS, hormis Tchernobyl. En France, nous découvrons comment l’usine de retraitement de déchets de la Hague continue de rejeter chaque jour 400 m3 de déchets dans la Manche, et comment elle contamine une bonne partie de l’Europe par les airs. Le point est fait sur les filières de retraitement, sur leur dangerosité et leur faible efficacité. Enfin, le problème du déficit démocratique soulevé par le choix du nucléaire est abordé. Le désintérêt et l’incompétence des politiques à cet égard est dénoncé et l’on peut enfin goûter les paroles de ce haut responsable qui nous explique qu’il n’est pas anormal, d’engager nos descendants sans leur consentement à l’égard de déchets dangereux qu’ils faudra continuer à surveiller et à stocker pendant 200 000 ans, soit 6 000 générations ! Les bâtisseurs de cathédrales ne se projetaient-ils pas également dans l’avenir ? - ose avancer le responsable. Et certes, dans la folie de notre hypocrisie et de notre cynisme, nous léguons aujourd’hui au futur nos cathédrales de mort…

Earthlings
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Earthlings

Film déocumentaire du réalisateur américain Shaun Monson sorti en 2005, Earthlings insiste sur notre appartenance de « terriens » et dénonce les souffrances infligés par les êtres humain aux animaux conscients. Film très dur mais important, Earthlings a le mérite d’ouvrir le débat sur la question de l’antispécisme...



bidoche
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Fabrice Nicolino sur les conséquences écologiques de la consommation mondialisée de viande

Le journaliste Fabrice Nicolino, animateur du site Planète sans visa, est interviewé par Rue89 à propos de son ouvrage « Bidoche » qui dénonce les menaces que l’industrie de la viande fait peser sur le monde. Son livre évoque les pratiques des grandes firmes qui mondialisent le marché, des généticiens qui sélectionnent les espèces et font disparaître des races entières d'animaux au nom de l'eugénisme, mais surtout des forêts détruites pour satisfaire notre appétit de « bidoche ». « Pour fabriquer une protéine animale il faut six à sept protéines d'origine végétale, car le rendement énergétique d'un animal est très faible. S'il faut toujours plus de céréales pour nourrir les animaux, ce sera au détriment des humains alors qu'un milliard de personnes ne se nourrissent déjà pas à leur faim. »...

Gasland
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Gasland

Film de Josh Fox, 2010. Gasland est une nouvelle illustration des ravages écologiques liés à l’exploitation capitaliste. En se lançant dans l’exploitation intensive des gisements de gaz de schiste, les Etats-Unis sont devenus en 2009, le premier producteur mondial de gaz naturel, devant la Russie… Mais à quel prix !
En 2006, Josh Fox reçoit une lettre d'une compagnie de forage minier. Elle lui propose 100 000 dollars contre le droit d'installer des puits sur son terrain. «Vous remarquerez à peine notre présence», promet-elle. Mais Josh Fox préfère recueillir ses propres informations en sillonnant le pays. Il rencontre de nombreux habitants qui ne peuvent plus boire l'eau du robinet – les compagnies pétrolières leur fournissent souvent de l'eau minérale. Des analyses révèlent la présence de benzène, de méthane et de nombreux produits toxiques, parfois dans des concentrations 1.500 fois supérieures aux normes de sécurité. Chez certains, l'eau du robinet devient même inflammable ! Dans le voisinage, les animaux tombent malades et meurent, les habitants se plaignent de multiples problèmes de santé : cancers, problèmes neurologiques, maux de tête, douleurs diffuses, perte du goût et de l’odorat… En cause, le procédé de forage par « fracturation hydraulique » ou « fracking » qui consiste à injecter dans le puit foré, un mélange à haute pression d’eau, de sable et de produits chimiques afin de fissurer les roches souterraines et de libérer le gaz prisonnier de la roche. Sous l’administration Bush, le vice président Dick Cheney, qui n'est autre que l'ancien PDG de la société pétrolière Halliburton, obtient que les sociétés utilisant la fracturation hydraulique soient exemptées de se conformer aux réglementations sur la qualité de l’eau. Elles ne sont même pas contraintes de révéler au public l’intégralité des produits chimiques présents dans le liquide de fracking. Les ravages de ce procédé sont pourtant effroyables. Ils ont encore été aggravés en Louisiane, à la suite des ouragans qui ont dispersés dans la nature produits chimiques et eaux contaminées.
Le film de Josh Fox est un appel poignant et désespéré pour que l’on sauve ce qui peut encore l’être et que l’on mette fin au désastre écologique et sanitaire, avant que l’alimentation en eau potable de la ville de New York ne soit elle aussi contaminée. Cet appel doit être également entendu en Europe et plus particulièrement en France, car l’infâme Jean-Louis Borlot a déjà livré des permis d’exploitation aux entreprises Total et EDF-Suez. SAUVONS NOTRE EAU ! NON AU FRACKING !

homotoxicus
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Homo Toxicus

Film documentaire de Carole Poliquin, 2008. « Chaque jour, des tonnes de substances toxiques sont libérées dans l'environnement sans que nous en connaissions les effets à long terme pour les êtres vivants. Certaines d'entre elles s'infiltrent à notre insu dans nos corps et dans celui de nos enfants. En même temps que notre patrimoine génétique, nous transmettons aujourd'hui à nos enfants notre patrimoine toxique. » Carole Poliquin réalisatrice québécoise de « Le bien commun, l’assaut final », en découvrant que plus de 100 produits chimiques différents se retrouvent dans son propre sang décide d’explorer les liens entre ces substances toxiques et l'augmentation de certains problèmes de santé comme les cancers, les problèmes de fertilité et l'hyperactivité.
Elle revient sur le cas de la communauté inuite contaminée par le DDT, la dioxine, les biphényles polychlorés (BPC), les polybromodiphényléthers (PBDE) le mercure, et dont les enfants sont exposés aux infections, aux problèmes immunitaires, aux problèmes d’attention, à des pertes d’audition. Elle révèle le sort tragique des populations indiennes de la réserve d’Aamjiwnaang, exposées aux rejets des usines de plastique et de solvants industriels de la vallée pétrochimique de Sarnia, qui souffrent de multiples problèmes de santé et au sein desquelles il naît deux fois plus de filles que de garçons, phénomène qui prend de l’ampleur dans plusieurs pays industrialisés. On constate en outre chez les populations des « pays riches » une baisse de production des spermatozoïdes de 2% par an depuis 1970, une augmentation constante du nombre de cancers et du nombre de malformations congénitales. Une nouvelle « philosophie » favorable aux intérêts de l’industrie s’y développe, qui sous prétexte de « gestion du risque » élève la compétitivité économique au même niveau que la santé publique. Laissant avec ses échantillons de sang contaminés les substances chimiques aux entreprises qui les ont produites, Carole Poliquin révèle l’aboutissement de cette « logique » mortifère : « D’un risque acceptable à un autre risque acceptable, nous admettons l’intoxication progressive de tout le vivant ».

Le monde selon Monsanto
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Le monde selon Monsanto

Film documentaire de Marie-Monique Robin, 2007. Le monde selon Monsanto retrace l’histoire de Monsanto, une multinationale américaine, aujourd’hui leader mondial des OGM, et considérée comme l’un des plus grands pollueurs de l’ère industrielle (PCB, agent orange, hormones de croissance, Round Up...). Après une enquête de trois ans, en Amérique du nord et du sud, en Europe et en Asie, Marie-Monique Robin reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète. En s’appuyant sur des documents et des témoignages inédits de scientifiques, de victimes de ses activités toxiques, d’avocats, d’hommes politiques et de représentants de la Food and Drug Administration ou de l’Environmental Protection Agency des Etats Unis, le documentaire montre comment, derrière l’image d’une société propre et verte décrit par la propagande publicitaire, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l’équilibre écologique de la planète…

Notre poison quotidien
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Notre poison quotidien

Notre poison quotidien, film documentaire de Marie-Monique Robin, 2010. « Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, cent mille molécules chimiques ont envahi l'environnement, et plus particulièrement l'alimentation. Des résidus de pesticides subsistent sur les fruits et légumes, des additifs alimentaires sont intégrés dans les plats préparés, et les emballages en plastique sont monnaie courante. Parallèlement, au cours des trente dernières années, les cancers, les maladies neurologiques telles que Parkinson ou Alzheimer, et les troubles de la reproduction ont considérablement augmenté dans les pays développés. Existe-t-il un lien entre cette inquiétante évolution et le déferlement des substances chimiques dans nos assiettes ? » (présentation Arte)
L’enquête de Marie-Monique Robin (réalisatrice de Torture made in USA, Escadrons de la mort,l'école française, Le monde selon monsanto), explore la manière dont sont évalués et réglementés ces produits chimiques, potentiellement dangereux, qui entrent en contact avec notre alimentation. Elle évoque notamment le cas de l’aspartame, cet édulcorant autorisé contre l’avis du comité scientifique par la Food en Drug Administration suite aux pression de Donald Rumsfeld alors secrétaire général de la Maison Blanche. L’aspartame sera commercialisé sous le nom de nutrasweet par la société Searle, dirigée par Rumsfeld, qui sera finalement rachetée par la firme Monsanto en 1985. Malgré les études qui concluent aux effets cancérigènes de l’aspartame ou aux risques d’accouchement prématurés qu’il induit, l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) a maintenu son l’autorisation, ce qui pose Le problème de la neutralité des experts, souvent liés financièrement à l’industrie agro-alimentaire ou pharmaceutique. Le cas du bisphénol – A – présent dans les biberons mais aussi dans de nombreux plastiques alimentaires ou dans le revêtement intérieur des canettes d’aluminium et considéré comme un perturbateur endocrinien qui peut induire des malphormation congénitale ou conduire à la stérilité montre quant à lui que l’adage « la dose fait le poison » n’est pas valable pour certains produits, nocifs dès les plus faibles concentration. « L’effet coktail » des différents poisons industriels multiplie encore les risques pour la santé… Bon apétit !

Pig Business
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Pig Business

Film documentaire de Tracy Worcester, 2009. Dans Pig Business, la militante écologiste Tracy Worcester entreprend de révéler les véritables coûts environnementaux et humains du porc à bas prix importé de l’étranger, et vendu dans les supermarchés de Grande-Bretagne. Son film dresse un état des lieux des conséquences de l’élevage industriel aux États-Unis, et de la propagation de ce modèle d’agriculture intensive en Europe. Il se concentre sur le premier producteur mondial de viande de porc, Smithfield Foods, basé aux Etats-Unis, qui traite 27 millions de porcs par an dans 15 pays, avec 52.000 employés et dégage des ventes annuelles d’environ 11 milliards de dollars en 2010. En rachetant les anciennes fermes d’état polonaises pour les transformer en usines d’élevage intensif de porcs, la firme n’a pas seulement dégradé l’environnement et la qualité de l’alimentation, tout en infligeant d’inacceptables souffrances aux animaux, elle a également ruiné les agriculteurs locaux, ajoutant au désastre écologiste un désastre social. Ce double désastre s’étend bien au-delà des frontières de l’Europe puisque Smithfield Foods nourrit ses porcs avec le soja de Cargill, première société agroalimentaire du monde, dont les plantations transgéniques ont fortement contribuées à la destruction de la forêt amazonienne, tout en chassant les paysans sud-américains de leurs terres. Un nouveau désastre sanitaire se profile enfin, causé par l’utilisation massive d’antibiotiques, indispensable dans les élevages intensifs, qui favorise paradoxalement le développement de maladies transmissibles à l’homme comme le SARM et – le film n’en fait pas mention – la grippe porcine, puisqu’il est supposé qu'un groupe d’exploitations agricoles de Smithfield à Perote, Veracruz au Mexique soit à l’origine de l'épidémie de grippe porcine qui a eu lieu en 2009. …

Hervé Kempf
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Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, par Hervé Kempf

DDmagazine.com, magazine sur le web dédié au développement durable, interview Hervé Kempf, journaliste spécialisé en environnement au journal Le Monde et auteur de « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme » publié au Seuil et commenté sur la page Débat d’Esprit68.

Les écotartuffes
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Réveille-toi, révolte-toi - mets-toi en mouvement

Court métrage animé de Leo Murray, 2008. Version française de WAKE UP, FREAK OUT - THEN GET A GRIP, ce dessin animé explique très pédagogiquement pourquoi et comment l'activité humaine conduit la planète vers un point de basculement, un point de non-retour climatique au-delà duquel les conséquences catastrophiques du réchauffement planétaire deviendront inéluctables. Il y a donc urgence pour tenter d'inverser cette tendance qui, si elle se confirme, aura vraisemblablement pour conséquence la fin de la civilisation humaine, dans un monde où la pénurie de ressources engendrera une violence incompatible avec la notion même « d'humanité ».
Le script en anglais de Wake up, freak out - then get a grip, avec les liens vers ses sources scientifiques, est consultable ici. Ces terribles prévisions ont malheureusement trouvé récemment un nouvel écho dans l'étude intitulée " Approaching a state-shift in Earth's biosphere " publiée par un groupe de 22 chercheurs en juin 2012 dans la revue Nature et qui prédit des changements massifs, graves et irréversibles à l'horizon 2100 suite à l'emballement des changements radicaux des écosystèmes et du climat de la Terre.

Les écotartuffes
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Sophie Divry contre les éco-tartuffes

Sophie Divry, journaliste à La décroissance dénonce les « éco-tartuffes » lors du contre-grenelle de l’environnement à Lyon, le 6 Octobre 2007. Son intervention dénonce par avance toute l'hypocrisie du film « Home » de Yann Artus Bertrand

Le Titanic Apicole
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Le Titanic Apicole

Film documentaire Dominique Guillet et Ananda Guillet. Les Abeilles désertent par centaines de milliards. Les ruches se vident en moins dune semaine. C’est une nouvelle catastrophe, qui s’annonce d’amplitude planétaire, car les abeilles pollinisent 40 % des récoltes agricoles et une grande partie de la flore naturelle. Cette catastrophe se nomme syndrome d’effondrement des colonies, mais elle n’est pas naturelle puisqu’elle fait suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années. Ce film est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles? C’est aussi un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, et contre la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les industriels des pesticides et les scientifiques « indépendants » (mais néanmoins à la solde de ‘lagro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne...

Uranium, le scandale de la France contaminée
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Uranium : le scandale de la France contaminée

Documentaire diffusé en 2009 dans le cadre de l’émission « Pièces à conviction » sur France 3 et présenté par Elise Lucet. Entre 1945 et 2001, la France a exploité 210 mines d’uranium sur son territoire. Cette activité n’a pas seulement mis en danger la santé des mineurs, durement touchés par différents types de cancers, elle a produit 300 millions de tonnes de déchets radioactifs – les « résidus » et les « stériles » – abandonnés sans mesure de protection ou de surveillance particulière. Ces déchets, disséminés ou ensevelis à proximité des villages ou des villes, ont parfois servi à construire des routes, des parkings, des entrepôts, des logements ou même des « parcours de santé » ... Évidemment, sans que les riverains n’en soient informés et ne connaissent les risques d’irradiation et de contamination encourus… Ces risques étant eux-mêmes sous-évalués par les autorités, puisque les laboratoires finalement chargés d’effectués les mesures sur les sites incriminés sont liés à l’industrie nucléaire.

le marché de la faim
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We feed the world – Le marché de la faim

Film documentaire d'Erwin Wagenhofer, sorti en 2007. Chaque jour à Vienne, la quantité de pain inutilisée, et vouée à la destruction, pourrait nourrir la seconde plus grande ville d'Autriche, Graz... Environ 350 000 hectares de terres agricoles, essentiellement en Amérique latine, sont employés à la culture du soja destiné à la nourriture du cheptel des pays européens alors que près d'un quart de la population de ces pays souffre de malnutrition chronique. Chaque Européen consomme annuellement 10 kilogrammes de légumes verts, irrigués artificiellement dans le Sud de l'Espagne, et dont la culture provoque des pénuries d'eau locales...

ZAMBIE : A QUI PROFITE LE CUIVRE ?
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ZAMBIE : A QUI PROFITE LE CUIVRE ?

Film documentaire d’Audrey Gallet et Alice Odiot, 2011. « Ce pays devrait être très riche. C’est l’un des plus pauvres du monde… » ou comment la Zambie est dépossédée de ses richesses par les multinationales. Lorsque la Zambie accède à l’indépendance, en 1964, ses dirigeants nationalisent les mines. Le commerce du cuivre permet de financer son développement. Écoles et hôpitaux publics sont construits dans ce pays qui devient l’un des plus prospères d’Afrique. Dix ans plus tard, son PIB se rapproche de celui du Portugal, jusqu’à ce que les cours du cuivre s’effondrent, après le premier choc pétrolier. Pour compenser la baisse des revenus qui en résulte, le FMI et la banque mondiale conseillent à la Zambie d’emprunter. Mais au début des années 80, la réserve fédérale américaine hausse brutalement ses taux d’intérêt. La charge de la dette devient alors insupportable pour la Zambie. Le pays n’obtient de nouveaux crédits qu’en cédant au dictat du FMI qui l’oblige à privatiser ses sociétés d’états. Les services publics sont démantelés et les mines bradées en l’an 2000. Quelques années plus tard, le cours du cuivre est multiplié par 5. Mais les multinationales se sont déjà emparées de toutes les richesses dans le cadre d’accords secrets qui les exonèrent des taxes et de toute responsabilité sociale et environnementale.
Au pillage généralisé des ressources, s’ajoutent les drames humains, comme dans la ville de Mufulira, théâtre du documentaire, où la plus grande fonderie d’Afrique s’élève sur la mine de Mopani. Mopani appartient à une société écran basée dans les Iles vierges britanniques, qui sert de paravent à la multinationale suisse Glencore, leader mondial du commerce des matières premières et fondée par le « patron voyou » Marc Rich, partenaire privilégié de l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid ou de l’Iran de Khomeiny mais également organisateur en 2003 de la faillite frauduleuse de la fonderie Métaleurop en France, dont la responsabilité dans la pollution au plomb de la région fut découverte par la suite. Glencore, basée dans le canton Suisse de Zoug, est une championne de l’évasion fiscale avec ses 80 filiales réparties dans le monde entier. Pourtant, en 2005 la BEI, la banque publique de l’Europe, qui gère le fond européen pour le développement, lui accorde un prêt de 48 millions d’euros pour la mine de Mopani ! Le prétexte est la modernisation de la fonderie, la réduction des émissions de dioxyde de soufre et le maintien dans l’emploi des populations locales, mais il s’agit surtout de sécuriser l’approvisionnement en matière première pour l’Europe, face à la concurrence chinoise ou indienne. Pourtant, dans les années qui suivent, le dioxyde de souffre qui s’échappe de la mine de Mopani en quantité 72 fois supérieure aux normes admises (le « centa » comme l’appellent les habitants), continue de ronger les poumons des habitants de Mufulira. En 2008, 800 personnes sont intoxiquées après avoir bu l’eau du robinet. Pas de chance pour eux, les soins de santé étant désormais payants, les dispensaires locaux n’ont que du paracétamol à leur offrir. Le fleuve kafué, qui est la principal réserve d’eau du pays et qui irrigue sa plus grande réserve naturelle avant de se jeter dans le Zambèze est lui aussi menacé par la pollution.
Car le procédé d’exploitation mis en œuvre par des ingénieurs kazakhs ou ukrainiens employés par Glencore, consiste à injecter de l’acide sulfurique dans le gisement pour collecter les métaux. Outre les pollutions qu’il génère, ce procédé permet de se débarrasser de la pauvre main-d’œuvre de Mufulira. 3000 mineurs sont ainsi licenciés en 2009, qui hantent désormais la ville sous la surveillance des vigiles de la société. Pourtant la résistance s’organise. La député européenne Eva Joly demande des comptes à la BEI, Les victimes tentent de faire entendre leurs voix, les ONG portent plainte contre Glencore pour pollution et évasion fiscale, puisqu’il apparait que 700 millions de dollars ont été dissimulés dans les livres de comptes de Mopani.

Éducation, société
Braves gens n'ayez plus peur
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Braves gens n'ayez plus peur

Documentaire réalisé par le collectif stéphanois « Panic ». Film d'entretiens sur l'analyse des pratiques et des discours sécuritaires du début des années 60 jusqu'à l'avènement d'une quasi obsession sécuritaire de 1997 à 2004, « Braves gens n'ayez plus peur » est un documentaire sur l’insécurité… méthodiquement fabriquée pour que les gens aient peur ! Il montre comment les hommes politiques ont progressivement bâti leur carrière sur ce thème, entretenant systématiquement le sentiment d’insécurité dans leurs discours, largement relégués et amplifiés par les médias, notamment lors des dernières campagnes électorales. En parallèle, sous l'influence anglo-saxonne, les politiques de sécurité répressives et mettant à mal les libertés individuelles ont fait leur entrée dans l'administration judiciaire et le monde de la police. Mais cette hypocrisie sécuritaire fabriquée par et pour l’ordre spectaculaire marchand oublie symptomatiquement les milliers de morts au travail, et ne se préoccupe pas d’assurer réellement la sécurité, mais plutôt de rassurer démagogiquement les citoyens que l’on aura préalablement « préoccupés par la sécurité ».

Créer, c'est résister... Résister, c'est créer !!
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Créer, c'est résister... Résister, c'est créer !!

Lecture de l’appel à la commémoration du 60ème anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance, adopté dans la clandestinité le 15 Mars 1944. En ces temps de rigueur et d’offensive généralisée contre les services publics, la sécurité sociale et la retraite, cet appel lancé par 13 résistants de la première heure – Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey – rappelle fort opportunément qu’on ne saurait prétendre qu’il manque aujourd’hui de l’argent pour le maintien et le prolongement des conquètes sociales, alors que ces conquètes ont été instaurées dans une période où l’Europe était ruinée.
Mais il est vrai que le programme du conseil national de la résistance prévoyait également une « véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie » et « la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent… » conditions qui ne sont évidemment plus réunis aujourd’hui ! … (et plus sur la page vidéo)
Le texte de l’Appel à la commémoration du 60ième anniversaire du programme du Conseil national de la résistance est repris ici, dans un document d’Attac. Le texte intégral du programme du Conseil national de la Résistance, adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 est consultable ici. A voir aussi le site du Conseil national de la résistance...

Entretien avec Mathieu Rigouste
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Entretien avec Mathieu Rigouste

Mathieu Rigouste, chercheur en sciences sociales, auteur du très remarqué « L’ennemi à l’intérieur » en 2009, donne dans ce document vidéo filmé en 2007 à la Villa mais D'ici (Aubervilliers), un entretien très enrichissant, au cours duquel il répond avec brio aux questions sucitées par le regard que les médias portent sur les banlieues. Il montre notamment comment des images de l’ « ami » et de l’ « ennemi » sont artificiellement construites en opposant la réussite intellectuelle, économique, sportive ou artistique de quelques Franco-Maghrébins aux figures menaçantes des « voyous » et des « terroristes »… La négation de toute dimension politique dans les évènements des « cités » conduit en outre à ranimer de dangereux fantasmes de traque et permet d’occulter les liens entre l’immigration et le passé colonial de la France. Au final la perspective choisie par les médias français n’est que la traduction d’un rapport dominants/dominés.

Heretik - We had a dream
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Heretik - We had a dream

Film de Damien Raclot-Dauliac aka Mr Bonus, 2010. En 1993, alors que les "raves party" sont criminalisées au Royaume Uni, plusieurs tribus de ravers fuient la répression et parcourent l'Europe pour continuer à vivre leur passion. Quelques-uns de ces collectifs, comme "Spiral Tribe" inspirent de jeunes français qui se retrouvent dans l'idéal libertaire de la fête libre, illégale et alternative qui leur est proposé. Mais l'état français interdit à son tour les free party contraignant les raveurs à la clandestinité. C'est dans ce contexte que se crée le collectif "Heretik". Le film retrace plus de 10 ans d'activisme de ce groupe, qui, malgré la surveillance des renseignements généraux et les coups tragiques du destin, multipliera les « attentats sonores », des premières fêtes clandestines jusqu'aux exploits mémorables du groupe, comme la teuf organisée en 1999 dans la gare de fret de Bercy ou la teuf organisée en plein XVIième arrondissement de Paris dans la piscine Molitor en 2001 qui rassemblent toutes deux plusieurs milliers de personnes à la barbe des flics. Sous d'autres nom, avec d'autres complicités, le collectif parviendra à remplir le Zénith de Paris en 2007 et finalement l'Olympia en 2008. Mais ce succès marque également la fin d'une certaine radicalité politique : l'entrée devient payante et la Zone Autonome Temporaire fait place au spectacle marchand...

Inculture(s) 1 - L'éducation populaire, monsieur, ils n'en ont pas voulu...
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Inculture(s) 1 - L'éducation populaire, monsieur, ils n'en ont pas voulu...

Conférence gesticulée de Franck Lepage, à Avignon, sur le thème « Inculture(s) 1 - L'éducation populaire, monsieur, ils n'en ont pas voulu... ». Franck Lepage est l'un des 6 membres de la coopérative d'éducation populaire "Le Pavé". Militant de l'éducation populaire, il a été jusqu'en 2000 directeur des programmes à la Fédération Française des Maisons des jeunes et de la Culture et chargé de recherche associé à l’Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire.

La sociologie est un sport de combat
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La sociologie est un sport de combat

Film documentaire français, de Pierre Carles. La sociologie est un sport de combat est une tentative de faire connaître la sociologie, et plus particulièrement les travaux de Pierre Bourdieu, au grand public. À ce jour, l'œuvre n'a jamais été diffusée à la télévision française.

Les raisons de la colère
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Les raisons de la colère

Film d’Alain Bertho et Samuel Luret, 2010. Comme le démontrent en ce début d’année 2011 les révoltes de Tunisie, d’Algérie ou d’Égypte, la jeunesse est aujourd'hui en première ligne pour porter la contestation et faire entendre sa voix, sur tous les continents. La dernière décennie a connu plus de désordres civils que les années 1960. Pour la seule année 2009, plus de cinq cent vingt-quatre émeutes ont été répertoriées dans le monde, dont près d'un tiers pour la seule Europe. Les auteurs de ce documentaire se sont intéressés à plusieurs mouvements de révolte : celui qui a embrasé la Grèce en 2008, celui qui a mis à feu Copenhague en 2007 (et auquel un autre film, « 69 », à voir sur Esprit68, est consacré) et celui qui, en 2010, a secoué Suzhou et Shenzhen, en Chine, au coeur de "l'usine du monde". Les étudiants, squatteurs, militants altermondialistes ou ouvriers exposent leur combat, leurs attentes et leurs réflexions sur ce monde qu'ils appellent à changer. Leurs témoignages sont croisés avec les réflexions du sociologue français Alain Bertho et du philosophe et homme politique italien Toni Negri. …

LQR – la propagande du quotidien
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LQR – la propagande du quotidien

Montage vidéo réalisé par Mattlouf, illustrant un entretien de 2006 réalisé dans le cadre de l’émission « Là-bas si j’y suis » entre le journaliste Daniel Mermet et Eric Hazan, éditeur et écrivain, à propos de son livre « LQR la propagande du quotidien » publié aux éditions Raisons d’agir… « LQR » comme « Lingua Quintae Respublicae », cette langue qui chaque jour efface les résistances, les différences, les opinions et travaille à la domestication des esprits.

Undergronde
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Undergronde

Film documentaire de Francis Vadillo, 2014. Undergronde nous dévoile les fabriques de la scène graphique Indé et Do It Yourself. C’est un voyage à travers l’Europe du fanzinat, du graphzine et de la micro-édition à la découverte de pratiques artistiques qui prolifèrent en dehors des circuits institutionnels et marchands. Ce n’est pas simplement de la BD qui s’invente dans ces ateliers faustiens, mais des œuvres uniques, les joyaux issus de la réappropriation par les producteurs et les artistes de la folie créatrice.

Voyage dans les ghettos du gotha
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Voyage dans les ghettos du gotha

Film documentaire de Jean-Christophe ROSÉ – 2009. Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot sont deux sociologues spécialisés dans l'étude des classes supérieures de la bourgeoisie. Ils sont notamment les auteurs de Le Président des riches, La Découverte, 2010 ou plus récemment de La Violence des riches, Zones, 2013. Le présent documenaire reprend le titre de leur ouvrage Les ghettos du gotha : Au cœur de la grande bourgeoisie, paru en 2007 aux Édition du Seuil.
Sous prétexte d'étudier la défense des « beaux espaces », Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot recueillent les confidences des riches. Ainsi nous apprenons que quand le « vicomte Olivier de Rohan » président de l’association des Amis de Versailles, se promène, il se sent « propriétaire de la France ». Ou bien, au cours du dîner chez le marquis Jean d'Harcourt nous comprenons quel soucis de « simplicité » et « d''authenticité » poussait madame à se rendre en avion à « Saint-Barth » pour y rencontrer les Rotchild et les Rockfeller.
Si l'on peut regretter la surexposition assez agaçante des époux Pinçon dans ce documentaire, on y retrouve cependant l'intérêt de leur travail qui décrit les mécanismes par lesquels la haute bourgeoisie se mobilise pour défendre ses positions. Les deux sociologues révèlent ainsi une autre forme de militantisme qui s'appuie sur des réseaux économiques et politiques puissants pour défendre ses privilèges. Le secret des riches consiste en somme à se montrer solidaires et soudés dans leur domination des pauvres.
A noter que plus récemment, les époux Pinçon ont collaborés à la bande dessinée « Riche pourquoi pas toi » de l'excellente Marion Montaigne, paru en 2013. Cette BD très pédagogique, montre qu'au delà du seul capital économique, le pouvoir de la bourgeoisie repose sur l'entretien d'un capital culturel, symbolique, social et familial et que la seule manière de s'y opposer réside dans la solidarité, l'organisation et la mobilisation des classes populaires.

Histoire et révolution
68
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68

Documentaire de Patrick Rotman sur l’année 68 à travers le monde, 2008. Ce documentaire évoque les grands événements de l’année 1968 à travers le monde, les barricades à Paris, Prague en liberté et Prague martyrisée, le massacre de la place des Trois Cultures à Mexico avant les jeux Olympiques, les assassinats de Martin Luther King et de Bob Kennedy, l’élection de Richard Nixon et l’intensification des bombardements au VietNam, le geste des athlètes noirs médaillés aux jeux Olympiques, la mort du « Che », sur des musiques de Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrisson, Bob Dylan et bien d’autres...

93 La belle rebelle
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93 La belle rebelle

Documentaire de Jean-Pierre Thorn, 2010. « L’habitat du pauvre est volatile, l’habitat du riche demeure. » L’accordéoniste Marc Perrone raconte le bidonville d’Aubervilliers, la cité des 4 000, le canal : « On a l’impression, dans ce coin, que rien ne peut faire patrimoine. » Ce que rappelle le documentaire 93, la belle rebelle, c’est que justement, « dans ce coin », il en existe bien un, de patrimoine… Département emblématique des banlieues françaises, la Seine-Saint-Denis incarne depuis le début des années 1960 le cliché d'une jeunesse en colère, stigmatisée comme graine de "voyous" ou plus récemment comme "racailles". Une image à laquelle le réalisateur Jean-Pierre Thorn a décidé de tordre le cou en redonnant toute sa valeur à un demi-siècle de contre-culture musicale, et aux voix souvent réprimées d'un territoire en perte d'identité, mais jamais en mal de vitalité... Du concert mythique de la Nation en 1963 au slam d'aujourd'hui en passant par le punk et bien sûr la grande vague hip-hop, le documentaire retrace les différentes étapes d'une résistance musicale intimement liée à la réalité sociale et populaire dont elle est issue. Une épopée racontée par quelques-uns de ceux qui en ont fait la richesse et la créativité : Daniel Boudon, chaudronnier et batteur d'un groupe rock au début des années 1960, Marc Perrone, promoteur du folk dix ans plus tard et précurseur du slam, Loran de Bérurier Noir, icône de la génération punk, DJ Dee Nasty, artisan de la culture hip-hop française, le rappeur Casey et le slameur D' de Kabal. Des extraits de concerts (NTM, Bérus...) et des archives historiques (évacuations de squats, crise du secteur industriel et le chômage de masse, mort de Malik Oussekine, « le bruit et l’odeur » de Chirac, les « sauvageons » de Chevènement, le « nettoyage au Kärcher » de Sarkozy) racontent l'histoire d'une banlieue minée par une politique urbaine absurde, des mutations industrielles successives, la désillusion politique et l'indifférence, voire l'agression, des pouvoirs publics : un terreau fertile, où culture et pensée ne cessent de se réinventer.



Avec le sang des autres
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Avec le sang des autres

Un film du Groupe Medvekine de Sochaux et de Bruno Muel, 1974. Les groupes Medvedkine de Besançon et Sochaux ont à la charnière des années 60 et 70 dessiné une utopie concrète : des ouvriers s’emparent du cinéma avec l’aide de quelques passeurs. Au final, une série de films comme autant de possibles embrasant l’époque et le spectateur. Avec le sang des autres, nous montre le vrai visage de la dynastie Peugeot. L’esclavage de la chaîne et, au-delà du vol du travail, la spoliation de tous les aspects de la vie des travailleurs, dans une ville, des magasins, des transports, des distractions qui tous appartiennent à l'empire totalitaire Peugeot …

Escadrons de la mort, l’école française
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Escadrons de la mort, l’école française

Film documentaire réalisé par Marie-Monique Robin, 2003. Dans Escadrons de la mort, l’école française, La journaliste, réalisatrice de « Le monde selon Monsanto » et « Torture made in USA » mène l’enquête sur les liens unissant les services secrets français aux dictatures militaires d’Amérique du sud. Elle montre comment les méthodes contre-insurrectionnelles utilisées durant la guerre d'Algérie, avec parmi elles l'usage généralisé de la torture et l’élimination massive des prisonniers, ont été enseignées par des Français aux Etats-Unis et en Amérique du Sud et comment elles ont notamment été utilisées au cours de la sinistre « Opération Condor », cette campagne d’assassinats politiques organisée par les juntes au pouvoir dans les années 70. ...

Le peuple veut la chute du système
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Le peuple veut la chute du système - An V de la révolution tunisienne

Réalisation : Matouf  Tarlacrea. « Tourné et monté en mars-avril 2013, ce documentaire, libre et gratuit, part à la rencontre de diverses composantes du mouvement anti-autoritaire tunisien. Il porte les paroles de groupes organisés et d'individus : le Mouvement Désobéissance, la lutte contre le Forum Social Mondial, des activistes de rue ou des syndicalistes de base, une mutuelle agricole, un projet culturel autogéré... Il pose un regard sur le développement d'idées et de pratiques anarchistes et autogestionnaires au cœur du processus révolutionnaire en Tunisie. Il se veut être un outil, peut-être une arme, pour construire la solidarité internationale et renforcer le mouvement d'émancipation mondial dont l'un des actes fondateurs fut le soulèvement de Gafsa en 2008. ». A voir ici.

MIL : le film de Martina Loher Rodriguez
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MIL : le film de Martina Loher Rodriguez et la vidéo de Rebellyon TV

Film de Martina Loher Rodríguez, 2006. À travers l’histoire de la famille Solé Sugranyes, ce documentaire retrace l’existence du MIL, le Mouvement Ibérique de Libération, cellule révolutionnaire catalane agissant à la fin de la dictature franquiste et soutenant le mouvement ouvrier autonome par ses attaques de banques et ses impressions clandestines. Le film revient sur quelques destins tragiquement écourtés, celui de Salvador Puig Antich, garrotté en 1974 par la dictature franquiste et celui d’Oriol Solé Sugranyes, fondateurs du MIL, abattu par la guardia civil deux ans plus tard. Xita, la mère de ce dernier, revient sur l’implication de cinq de ses enfants dans la lutte armée. Les frères évoquent leur passé, leur expérience de la prison, la camaraderie révolutionnaire – teintée d’un certain machisme – avec les groupes venus de Suisse ou de France, et notamment avec Jean Marc Rouillan d’Action Directe.
Ce documentaire est complété par une vidéo de Rebellyon TV évoquant l’histoire du MIL sur des images détournées d’époque.

Nestor Makhno, paysan d’Ukraine
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Nestor Makhno, paysan d’Ukraine

Film documentaire d’Hélène Chatelain, réalisé en 1996 et consacré à l’épopée de l’anarchiste communiste ukrainien Nestor Makhno et à la mémoire qu’il a laissée dans le cœur des siens à Gouliaïpolié. De facture très classique et offrant parfois une mise en scène stéréotypée, ce documentaire laisse craindre dans ses premières minutes une évocation un peu ennuyeuse et désincarnée de l’anarchiste ukrainien. Mais bien vite, la flamboyante légende de la Makhnovchina captive l’attention. Et l’on comprend qu’elle soit restée vivante dans la mémoire populaire, malgré les mensonges de la propagande soviétique.



L’orchestre noir
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L’orchestre noir

Film documentaire de Fabrizio Calvi et Frédéric Laurent réalisé par Jean-Michel Meurice – 1997. Le pouvoir d’état n’est-il pas le premier instigateur du terrorisme qu’il est censé combattre ? C’est la question que pose ce classique du cinéma d’investigation. Sans jamais verser dans la théorie du complot, « L’orchestre noir » mène patiemment son enquête sur les attentats qui ont frappé l’Italie à la fin des années 60 et plus particulièrement sur le massacre de Piazza Fontana, provoqué par l’explosion d’une bombe au siège de la banque de l’agriculture à Milan, qui tue 17 personnes et en blesse 88.
A cette époque, la contestation sociale est à son apogée et l’attentat de Piazza Fontana marque un tournant : en choquant l’opinion publique, il inaugure les « années de plomb » et substitue à la perspective du changement social, la crainte de la violence politique aveugle. L’enquête de police, manipulée par les services secrets italiens, s’oriente rapidement et à tort sur une piste « anarchiste ». Pourtant, dès le début, les services de renseignements savent que des activistes d’extrême droite sont impliqués dans l’attentat. Et pour cause, depuis plusieurs années déjà, les américains, via la CIA et l’OTAN, s’appuient sur les fascistes italiens pour prévenir la montée du communisme. Ils entretiennent de multiples réseaux occultes, dont le plus célèbre est le réseau paramilitaire « Gladio » qui regroupe des militaires italiens, des politiciens, des membres des services secrets, de la loge P2, de l’OTAN, et du groupe fasciste Ordine Nuovo. Ces réseaux, qui nouent des relations étroites avec les anciens officiers français de l’OAS, infiltrent les groupes gauchistes, mènent des actions violentes et sont tentés par un coup d’état militaire qui porterait à la tête de l’Italie une dictature semblable à celle instaurée avec l’assentiment des Etats-Unis par les colonels grecs en 1967. Cette tentation se révèle notamment en 1970 dans le coup d’état avorté du « prince noir », Valerio Borghèse, fondateur du « Fronte nazionale ». Mais ces manœuvres secrètes sont compliquées par le trouble jeu de la démocratie chrétienne italienne, qui dans le cadre de la « stratégie de la tension », instrumentalise dangereusement les groupes d’extrême droite pour raffermir son pouvoir, discréditer la gauche et apparaître comme la seule force capable de rétablir l’ordre.
La partition de cet abominable orchestre n’est pas encore totalement déchiffrée, mais son thème principal est aisé à identifier : tuer des innocents pour distiller la peur et anéantir la lutte contre l’exploitation.

La stratégie du choc
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La stratégie du choc

Film de Michael Winterbottom et Mat Whitecross sorti en 2010, d'après le livre de Naomi Klein « La stratégie du choc », paru en 2007. La journaliste et militante altermondialiste Naomi Klein expose dans ce film la thèse selon laquelle le néo-libéralisme s’est répandu dans le monde à la suite de catastrophes ou de crises qui ont plongé les populations dans l’effroi et les ont rendus incapables de défendre leurs intérêts. Se basant sur des exemples historiques précis, la dictature au Chili ou en Argentine, le Royaume-Uni de Thatcher, l’Amérique de Reagan, la Russie de Eltsine, les guerres d’Afghanistan et d’Irak, le tsunami de 2004 ou l’ouragan Katrina de 2005, Naomi Klein explique comment la « doctrine » de Milton Friedman a été imposée par les dictatures, les guerres, les catastrophes naturelles ou économiques, et quelles en ont été les conséquences : l’explosion des inégalités, le chômage de masse, le démantèlement de la sphère publique – comme en Irak avec ces 500 000 fonctionnaires licenciés par l’administrateurs Paul Bremer pour laisser la place aux firmes américaines – la torture scientifiquement organisée pour les opposants, et le développement d’une industrie de la peur enfin, qui parvient à générer des profits en exploitant la misère et la violence qu’elle génère.
On peut sans doute adresser de nombreuses critiques à l’argumentions de Naomi Klein qui semble dessiner en creux l’éloge du keynésianisme et semble en appeler à la constitution d’un nouveau « New-deal », sans vouloir admettre que le capitalisme n’est pas forcément réformable ou « moraliisable » et qu’un nouveau compromis fordiste n’est pas forcément généralisable à l’ensemble d’une planète déjà bien malade de la surexploitation industrielle. Mais même si nous ne partageons pas son positionnement, nous devons reconnaître que ce film présente quelques rappels historiques importants et qu’il offre des exemples saisissants des manœuvres du pouvoir pour renforcer ses capacités de nuisances et de domination. De ce point de vue au moins il répond à ce qu’il pose lui-même comme l’un des impératifs actuels : « Le premier acte de résistance consisterait à refuser qu’on efface notre mémoire collective.» C’est cette mémoire des luttes - toujours susceptible de s’épanouir en conscience révolutionnaire – qu’il est effectivement important de cultiver pour consolider nos résistances et organiser nos ripostes.



Trois films sur le mouvement black power
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The Black Panthers - All Power To The People, The Black Power Mixtape et Les Black Panthers : Trois films sur le mouvement Black Power.

The Black Panthers - All Power To The People
Documentaire américain de Lee Lew Lee en version originale sous titrée en Français – 1996. Ce film évoque l'histoire du mouvement Black Panthers, de la création du Black Panther Party for Self-Defense en 1966, jusqu'au délitement des années 70 provoqué par l'assassinat programmés des leaders noirs les plus talentueux et les plus intègres, les emprisonnement et les infiltrations policières. En quelques années, le Black Panther Party aura pourtant profondément marqué l'histoire des luttes nord-américaines et accompagné d'autre mouvements de protestation et de libération comme le mouvement contre la guerre du Vietnam, la propagande par le fait du Weather Underground, les luttes de l'Américan Indian Mouvement, ou la création de la Rainbow Coalition qui associait aux panthers, les chicanos des Young Lords ou les blancs de la Young Patriots Organization (Pour en lire plus, allez sur la page du film...)
The Black Power Mixtape
The Black Power Mixtape, est un documentaire américano-suédois de Göran Olsson, sorti en 2011 qui retrace l'évolution du mouvement Black Power de 1967 à 1972. Issu d'une compilation ds reportages de journalistes suédois sur l’évolution du mouvement Black Power, il permet de transmettre la parole de militants, d'activistes ou d'artistes qui ont marqué la culture afro-américaine comme Stokely Carmichael, Martin Luther King, The last Poets, Bobby Seale et d'Angela Davis qui livre depuis sa cellule une émouvante interwiew.
Les Black Panthers
Les Black Panthers est un documentaire d''une demi-heure, tournée en 1968 par la jeune Agnès Varda, alors que le Black Panther parti menait la campagne pour la libération de Huey P. Newton.

The Weather Underground
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The Weather Underground

Documentaire de Sam Green et Bill Siegel, sorti en 2002 qui évoque l'histoire du mouvement américain Weathermen, né à Chicago de la dissolution de l'organisation étudiante Students for a Democratic Society en 1969. Ainsi nommés en référence à la chanson de Bob Dylan Subterranean Homesick Blues dont les paroles « You don't need a weatherman to know which way the wind blows » sont interprétés comme indiquant l'imminence de la révolution, les Weathermen ont constitué un groupe révolutionnaire radical, anti-impérialiste et anti-capitaliste. Bien que majoritairement composés de jeunes femmes et de jeunes hommes de race blanche, les Weathermen ont rapidement préconisé l'alliance avec les Black Panthers dans la lutte contre l'impérialisme. Pour protester contre la guerre du Vietnam, ils organisent en octobre 1969 les Days of Rage, qui ont pour but de « ramener la guerre à la maison » et déclenchent de violents affrontements avec la police. Suite à l'assassinat du leader Black Panthers Fred Hampton et à la répression organisée dans le cadre du programme COINTELPRO du FBI, les Weathermen décident de passer à la clandestinité en créant The Weather Underground. Cette orientation est définitivement assumée en 1970, après la mort de 3 membres du groupe dans le quartier de Greenwich Village à New York, suite à l'explosion accidentelle d'une bombe qu'ils destinaient à un bal de sous-officiers donné en l'honneur des soldats se battant au Viêtnam. Après l'explosion de Greenwich Village, le Comité central du Weather Underground décide d'abandonner la lutte armée contre les personnes, et de s'en tenir à une « propagande armée » ayant pour objectif de détruire les bâtiments et les bureaux d'entreprises ou de groupes liés à la guerre du Vietnam ou au système pénitentiaire. De 1970 à 1974 les Weathermen revendiquent une douzaine d'attentats contre des cibles matérielles, pour protester contre la guerre du Vietnam et dénoncer les violences policières contre les noirs. Ils contribuent même à l'évasion de l'écrivain Timothy Leary, propagandiste du LSD, et à son exfiltration vers Alger. Mais à la fin des années 70 et au début des années 80, avec l'arrêt de la guerre au Vietnam, le déclin de l'agitation révolutionnaire et l'usure liée à la clandestinité, les militants du Weather Underground se rendent peu à peu aux autorités ou sont arrêtés. Ils subiront en règle générale une répression moins féroce que celle qui frappa les blacks panthers, notamment à cause de l'irrégularité des procédures engagées contre eux par le FBI, dans le cadre du programme contre-insurrectionnel COINTELPRO.
En complément, on peut lire ici en français le premier communiqué du Weather Underground, publié le 31 juillet 1970 et lu par Bernardine Dohrn.

Vivre l'Utopie
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Vivre l'Utopie

Documentaire de 1997 réalisé par Juan Gamero, F. Rios, Mariona Roca, Mitzi Kotnik, sur l'expérience anarchiste Espagnole. Soixante ans après la révolution, de vieux anarchistes expliquent leur expérience de communisme libertaire : l'abolition de l'argent, de la propriété, de l'autorité, la conquête de la solidarité et de la fraternité...

Humour
La dialectique peut-elle casser des briques
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La dialectique peut-elle casser des briques ?

Film de René Viénet de 1973, entièrement détourné, à partir du film chinois Crush de Kuang-Chi Tu, sorti en 1972. Sous-titres par « l'association pour le développement des luttes de classes et la propagation du matérialisme dialectique ».
Résumé : « Dans une région occupée par les Bureaucrates, les dialecticiens vont venger les Communards et la bande à Bonnot ».
Dans ce détournement hilarant, les images du film d’arts martiaux sont utilisées pour enchaîner les répliques cultes, mêlant slogans situationnistes et extraits de chansons anarchistes dégommant bourgeois, curés, capitalistes et bureaucrates.

L'An 01
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L'An 01

Film français de 1973, réalisé par Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais et Jean Rouch et adapté de la bande dessinée éponyme de Gébé.
Le film raconte un abandon consensuel, spontané et festif de l'économie de marché et du productivisme. Comme dans certaines uchronies d’Esprit68, on y voit des gens qui, tout d’un coup, sans qu’on explique pourquoi, se réveillent du cauchemar absurde de la société du travail, du pouvoir et de la consommation pour adhérer subitement et en masse à une anarchie tranquille et créatrice. Comme il y a beaucoup d’humour dans le film, on pourrait penser que ce n’est que de la blague… Mais attention ! Ce n’est pas parce que c’est drôle que ce n’est pas possible. Ce n’est pas parce qu’on rit que ce n’est pas sérieux... La BD dont le film est tirée peut être lue ici.

Les Yes Men refont le monde
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Les Yes Men refont le monde

Film de Mike Bonanno et Andy Bichlbaum, en collaboration avec Kurt Engfehr, 2009. Andy Bichlbaum et Mike Bonanno, les « Yes Men », sont deux activistes alter mondialistes qui dénoncent par la caricature l’horreur néo-libérale. Ce film présente quelques-uns de leurs plus beaux coups, notamment l’imposture qui les conduit à annoncer sur la BBC, en se faisant passer pour des représentants de la société américaine Dow Chemical, le versement de 12 milliards de dollars aux victimes de la catastrophe industrielle de Bhopal...

L'affaire Bettencourt (toujours)
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L'affaire Bettencourt (toujours)

Depuis mars 2009, le cinéaste Jacob Berger tient régulièrement une chronique le vendredi soir, au journal de la télévision Suisse Romande, diffusée sous le nom « Le regard du cinéaste ». Il y livre ce résumé hilarant, mais très didactique, de l'affaire Bettencourt. Les rebondissements grotesques de cette affaire sont malheureusement authentiques et révèlent autant la corruption du sommet de l'état que la médiocrité et la frivolité d'une classe dominante qui s'amuse avec des sommes correspondant à quelques dizaines de milliers d'années de travail d'un salarié ordinaire.

Merci Myriam par François Ruffin
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Merci Myriam !

A la suite de son film « Merci Patron », François Ruffin a mis en ligne un « feuilleton » vidéo intitulé « Merci Myriam » dans lequel il tente d'obtenir un rendez-vous au ministère du travail pour que l'on réponde à sa question : Est-ce que la loi El Khomri permet de lutter contre les délocalisations ? Dans un style humoristique et grinçant à la « Michael Moore », le feuilleton se compose de huit épisodes de 2 ou 3 minutes et fait intervenir un certain nombre de « guest-star » dont l'économiste Frédéric Lordon, le démissionnaire du ministère Pierre Jacquemain, le you tubeur Bonjour Tristesse, le syndicaliste Xavier Mathieu, la députée Isabelle Attard, l'ancien inspecteur du travail Gérard Filoche, le linguiste Alain Rey et enfin l'inénarrable Mathieu Souquière, conseiller stratégique du Ministère. ...

Noël Godin : Que qui peut puisse
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Que qui peut puisse

Un film de Geoffroy LE GRELLE, juillet 2000. En 2000, l'anti-pape des entarteurs Noel Godin est invité à Montréal à l'occasion du premier « symfosium » de la folie qui regroupe 4 thèmes : la folle sagesse, le terroriste burlesque, la résistance par l’absurde, et la folie créatrice engagée. Après avoir été témoin en tant qu'expert en balistique pâtissière lors du procès opposant les entartistes au ministre canadien Stéphane DION, Noël Godin rencontrera le légendaire et dépassé « Pie-Man », pionnier de l’attentat pâtissier ainsi que le philosophe autoproclamé Robert Dehoux, pour qui « Le zizi sous clôture inaugure la culture ». Différentes conceptions de l’humour et de l’activisme se croisent au symfosium, les clowns, les anti-pubs, les « boucheurs » comme Robert Dehoux, qui condamnent les serrures des banques, des administrations, ou des officines les plus répugnantes du capitalisme, par des allumettes coupées. Noel Godin ne quittera pas les terres québécoises sans tenter d’entarter avec quelques vaillants troublions pâtissiers, le ministre des finances canadien attablé à une luxueuse réunion de fâcheux. L’entartrage raté sera finalement une réussite et précédera une joyeuse action de bouchage anti-fourreur organisée par Robert Dehoux !

Impérialisme et néo-colonialisme
Chavez, le film
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Chávez, le film ou Coup d'État contre Chavez (Chavez: Inside the Coup or The Revolution Will Not Be Televised)

Documentaire de Kim Bartley et Donnacha O'Briain 2003. Hugo Chavez est élu président du Vénézuela en 1998, dès le premier tour, avec 57% des voix. Le 12 avril 2002, un coup d'État est organisé contre le Parlement élu et la coalition au pouvoir. Il est préparé par les cadres de la compagnie pétrolière du Venezuela, ainsi que par des dirigeants militaires, avec la complicité des propriétaires des chaînes privées de télévision et de l'ambassade des États-Unis à Caracas. … Les deux réalisatrices se trouvent à l’intérieur du palais présidentiel lorsque le putch est déclenché. Leur film présente la chronologie du coup d’état et la mobilisation des millions de Vénézuéliens qui entraîna le retour au pouvoir d'Hugo Chávez 48 h avec le soutien de la garde présidentielle. Au-delà de tous les jugements que l’on peut porter sur l’action du président Hugo Chavez, ce film à le mérite de montrer comment une opération de manipulation médiatique a pu déboucher, avec l’appui de plusieurs puissances occidentales, sur une remise en cause d’un régime issu des urnes et comment la mobilisation populaire a permis se s’y opposer. …

Depuis l'école publique de Djélibougou, Commune I, Bamako
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Depuis l'école publique de Djélibougou, Commune I, Bamako

Pour répercuter une mise en ligne effectuée le 6 janvier 2011 sur le Jura libertaire, ce film constitue un compte rendu du « Forum des Sans de Bamako » organisé en juin 2010 par le Mouvement des Sans Voix (MSV). Expression de camarades radicaux du Mali, il tire le bilan du développement de l’Afrique en 50 ans d’indépendance à partir de l’exemple malien et permet de comprendre les enjeux écologiques, urbanistiques, culturels et sociaux des luttes menées sur un continent africain, pillé par les anciennes puissances coloniales avec la complicité de gouvernements locaux corrompus. Les témoignages des paysans, des mineurs, des femmes africaines en luttes, des opposants politiques, y répondent aux évocations du panafricanisme, du rastafarisme et des tentatives tragiquement avortées de gouvernants intègres comme Thomas Sankara.

THE FOURTH WORLD WAR
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The Fourth World War

Documentaire de Rick Rowley et Jacqueline, 2004. A partir de témoignages édifiant sur les luttes sociales et les conflits en cours au Mexique, en Argentine, en Afrique du Sud, en Palestine, en Corée, en Afghanistan et en Irak, mais aussi lors des grands rassemblements de Seattle, de Gênes et de Québec, ce documentaire montre comment les États et les grands groupes industriels ont entamés la 4ième guerre mondiale, la guerre contre la population humaine !

Les derniers maîtres de la Martiniques
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Les derniers maîtres de la Martinique

Ce film documentaire réalisé par Romain Bolzinger, monté par Franck Zahler et diffusé sur Canal + en janvier et février 2009, fournit un éclairage révélateur sur le mouvement de contestation qui a embrasé les Antilles au début de l’année 2009. On y apprend que les «Békés», héritiers des familles de colons blancs, sont toujours les vrais maîtres de la Martinique. Les familles békés représentent 1% de la population locale, mais ils ont pu s'accaparer plus de la moitié des terres agricoles et acquérir un quasi monopole sur l'importation et la distribution des denrées dans l’île. Les derniers maîtres de la Martinique dénonce également le crime écologique perpétré dans l’île, qui a conduit à contaminer plus de la moitié des terres au Chlordécone, ce pesticide cancérigène utilisé dans les bananeraies jusque dans les années 90 et que l’on retrouve aujourd’hui dans les tissus des nouveaux-nés martiniquais.

La Françafrique se porte bien
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La Françafrique se porte bien

Montage réalisé par Mattlouf pour illustrer « Françafrique n°20 » l’émission de radio de l’association SURVIE. A partir d’enregistrements récents (extraits issus de la télévision, de la radio,…), le commentaire d’Odile Biyidi-Tobner(présidente de l’association Survie) permet de faire le point sur l’actualité de la « Françafrique » depuis l’accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy en 2007. Il est question du Niger, du Cameroun, du Gabon, de la Guinée, des biens mal acquis, des dictateurs africains … mais aussi et surtout de ceux qui ici font la politique africaine de la France : Sarkozy, Guéant, Bourgi, et de Toubon, chargé de préparer l’« année de l’Afrique » en 2010.

Piratas de Juan Falque
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Piratas

Documentaire de Juan Falque réalisé en 2011 qui révèle les causes de la piraterie somalienne et les exactions des compagnies occidentales. Non seulement les sociétés étrangères pillent les ressources des eaux souveraines de la Somalie, mais, avec la complicité et le silence des gouvernements, elles y déversent leurs déchets toxiques et radioactifs, détruisant l'écosystème et l'environnement et provoquant la misère et le désespoir des populations locales. Dès lors, la question se pose : qui sont les « pirates », qui sont les véritables « criminels ».

Planète à vendre
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Planète à vendre

Film d’Alexis Marant, 2010. Ce documentaire décrit le nouvel ordre agricole mondial qui se construit depuis la crise alimentaire de 2008 et qui fait primer la recherche de profit sur l’intérêt des peuples. Depuis quelques années les pays riches ou émergents investissent massivement dans l’agriculture des pays pauvres, d’une part pour garantir leur sécurité alimentaire, mais d’autre part et surtout pour satisfaire la soif de profit des investisseurs et des industriels. Ainsi, l’homme d’affaire indien Ram Karuturi, a bâti son empire de la rose en achetant de vastes parcelles de terre en Éthiopie et au Kénia, et les ressources qui permettraient de lutter localement contre la famine contribuent ainsi à fournir les fleurs des supermarchés européens. Karuturi se lance à présent dans l’agrobusiness en obtenant du gouvernement éthiopien une concession de 80 ans sur 300 000 hectares pour y planter du riz Basmati. Il envisage également d’acquérir un million d’hectares au Soudan, pour enfin contrôler le marché du riz. La contrepartie de ces acquisitions, ce sont les paysans et les éleveurs éthiopiens chassés de leurs terres ou qui n’ont plus accès à l’eau accaparée par les exploitations indiennes. Mais Karuturi est sur la même longueur d’onde que les dirigeants éthiopiens « L’état a besoin des investisseurs et les investisseurs ont besoin d’un bon état », leur souffle-t-il. Et de fait l’état lève le masque en révélant qu’il ne sert pas les intérêts de son peuple, mais celui des marchands et qu’il est prêt pour cela à brader le bien commun. Tel était également l’intention du gouvernement malgache, qui fin 2008 voulait céder 1,3 millions d’hectares au conglomérat sud-coréen Daewoo. Mais suite à la révélation par le journaliste du Financial Times Javier Blas de cet accord secret, le soulèvement populaire à Madagascar est parvenu à renverser le gouvernement et à faire annuler l’accord. Sur les autres continents, le « land Grabing » dénoncé par l’activiste Renée Vellvé se poursuit, comme en Amérique du sud, avec les investissements du français Olivier Combastet qui fait pousser son maïs Monsanto en Argentine, ou son soja transgénique en Uruguay au mépris de la bio-diversité. Et la société civile uruguayenne découvre avec effroi – mais un peu tard – le problème de « l’étrangéisation » de son sol, dont un tiers est accaparé par des investisseurs étrangers.
Au final, tous ces investissements ne résolvent pas le problème de la faim dans le monde, puisque les denrées alimentaires ne sont destinées qu’à ceux qui peuvent les payer. Par contre ils rendent les pays pauvres et leur population plus dépendants des exportations et donc du marché globalisé, ils provoquent un exode rural planétaire massif avec les phénomène de paupérisation et de déculturation qui l’accompagne, ils soumettent des millions d’hectares de terres arables aux méfais de l’agriculture productivistes et à la contamination OGM.
Cette nouvelle forme de colonialisme ne repose plus uniquement sur une exploitation du sud par le nord. L’échange inégalitaire concerne également les relations sud / sud. L’Inde, la Chine, l’Arabie Saoudite convoite les terres africaines tout comme les puissance occidentales. Telle est la véritable nature de « l’Empire ». L’empire n’est pas « américain », ou « anglais » ou « juif » ou « chinois » ou « indien », l’empire est ce nouvel ordre marchand qui déploie sa logique destructrice.

Pouvoir et terreur
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Pouvoir et terreur

Film de John Junkerman, 2002. En s’appuyant sur une série de conférence et d’interview, ce film offre une synthèse des réflexions de Noam Chomsky sur le rôle des Etats-Unis dans le monde et sur la lutte qu’ils prétendent mener contre le « terrorisme ». Si le terrorisme est l’exercice de la violence contre les populations civiles, alors il est autant mis en œuvre par l’état le plus puissant du monde que par les extrémistes islamiques. Noam Chomsky défie les Etats-Unis d’appliquer à leurs propres actions les critères moraux qu’ils exigent et veulent imposer aux autres nations : « On ne peut comprendre que nous devons nous appliquer les mêmes normes que nous imposons aux autres. C’est incompréhensible. Un sondage parmi les intellectuels américains, montrait un soutien massif aux bombardements en Afghanistan. Mais combien pensent que l’on devrait bombarder Washington à cause de la guerre américaine contre le Nicaragua, Cuba ou la Turquie ? Seul un fou pourrait faire cette suggestion…. » Mais la politique étrangère des Etats-Unis ne fait que révéler une attitude propre à tous les états qui se sentent suffisamment puissants : nier leurs propres crimes et qualifier d’atrocités les actes de leurs adversaires. Ainsi, quelques jours avant sa lamentable fuite du 14 janvier 2011, le président tunisien Ben Ali qualifiait de « terroristes » les milliers de manifestants descendus dans les rues, alors que sa police tirait sur eux à balles réelles.

Le temps des bouffons
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Le temps des bouffons

Court mettrage documentaire de Pierre Falardeau (1946-2009) tourné en 1985 et diffusé en 1993. Après un détour par le Ghana en 1957, Pierre Falardeau utilise le banquet du Beaver Club pour dénoncer le régime colonialiste imposé au peuple québécois par le conquérant anglais. Au-delà, de l’impérialisme britannique, Le temps des bouffons fustige l’arrogance des possédants et l’horreur de la société de classe : « Des bourgeois pleins de marde d’aujourd’hui déguisés en bourgeois pleins de marde d’autrefois célèbrent le bon vieux temps. … C’est ca, le Beaver Club il y a 200 ans. C’est la mafia de l’époque. Ils achètent tout : les terres, les honneurs, les médailles, le pouvoir, tout ce qui s’achète. La gang de fourrure forme lentement l’élite de la société. Les voleurs deviennent tranquillement d’honorables citoyens. Ils blanchissent l’argent sale en devenant banquiers, seigneurs, politiciens, juges… » Et l’animateur du répugnant banquet de conclure « Applaudissons-nous, we are magnificent people ! »

Le travail en question
Attention danger travail
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Attention danger travail

Film documentaire de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe sortie en 2003. Pierre Carles nous montre la réalité des conditions de travail chez Domino’s Pizza ou Michelin, et exprime le point de vue de ceux qui refusent « des boulots de merde payés des miettes », tout en interrogeant malicieusement les patrons et les politiques sur le refus du travail.

La mise à mort du travail
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La mise à mort du travail

Série documentaire de Jean-Robert Viallet, sur une idée de Christophe Nick, diffusée sur France 3 en octobre 2009.
En trois volets, la destruction, l’aliénation et la dépossession, ce film nous montre comment dans un monde où l’économie n’est plus au service de l’homme mais l’homme au service de l’économie, les objectifs de productivité et les méthodes de management poussent les salariés jusqu’au bout de leurs limites...

R.A.S. Nucléaire, rien à signaler

R.A.S. Nucléaire, rien à signaler
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Film documentaire d’Alain de Halleux, 2009. R.A.S. Nucléaire, rien à signaler apporte le témoignage essentiel et souvent poignant des ouvriers chargés de la maintenance dans les centrales nucléaires (décontamineurs, mécaniciens, contrôleurs…). Partout en Europe, la libéralisation des marchés et la privatisation des groupes énergétiques, aboutit à la dégradation de leurs conditions de travail pourtant essentielles à notre sécurité. Exposés au surdosage radioactif, travaillant dans des conditions dangereuses et éprouvantes, bon nombre d’entre eux sont des intérimaires sous-payés qui ne peuvent faire reconnaître leurs maladies professionnelles. Au nom de la rentabilité, EDF/GDF-Suez, Areva et les autres groupes recourent de plus en plus à la sous-traitance, rognent sur les effectifs et la maintenance, font pression sur les employés... Au delà de la dangerosité du nucléaire ce documentaire dévoile les ravages de la souffrance au travail et du management par la terreur. Cette industrie française emblématique produit ainsi son prolétariat sous payé, exploité et finalement sacrifié. Les ouvrier du nucléaire ne sont guère mieux traités que les déchets de cette industrie, même s’ils se révoltent parfois, comme lors de cette grève de la faim engagé à la centrale de Cruas-Meysse en février 2008. On remarquera qu’un incident de niveau 2 a frappé cette même centrale en décembre 2009.

Volem rien foutre al païs
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Volem rien foutre al païs

film documentaire français de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe, sorti en 2007. Suite au film Attention danger travail sorti en 2003, Pierre Carles explore les solutions alternatives de ceux qui refusent le travail.
« Mis en demeure de choisir entre les miettes du salariat précaire et la maigre aumône que dispense encore le système, certains désertent la société de consommation pour se réapproprier leur vie. Ni exploitation, ni assistanat ! clament-ils pour la plupart. Ils ont choisi une autre voie, celle de l'autonomie, de l'activité choisie et des pratiques solidaires... »

L’illusion monétaire
9000 MILLIARDS DE DOLLARS VOLATILISÉS !
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9000 MILLIARDS DE DOLLARS VOLATILISÉS !

Le 5 Mai 2009, au Congrès américain, Alain Grayson questionne Elisabeth Coleman, Inspecteur Général de la FED (la Réserve Fédérale américain), sur les 9,7 trillions de dollars qui ont disparu et sur ceux ou celui qui ont bénéficié de cet argent. On s’inquiétait pour la dette US, qui vient de dépasser les 11300 milliards de dollars US , mais on découvre avec stupéfaction que la banque centrale des USA, la FED, qui n’est en fait rien d’autre qu’un cartel constitué par les plus grands établissements bancaires des États-Unis d’Amérique, aurait égaré pas moins de 9000 milliards de dollars ! ...

Comprendre la dette publique
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Comprendre la dette publique (en quelques minutes)

Réalisée par « MrQuelquesMinutes », « Comprendre la dette publique (en quelques minutes) » est une vidéo très claire et pédagogique qui explique les mécanismes financiers produisant les dettes publics et privée. Elle offre une première réponse aux mensonges actuellement servis par les gouvernants européens qui imposent leurs plans d'austérité et bradent les biens et les services publics pour se soumettent servilement aux jugements imbéciles et criminels des agences de notation.

Inside Job
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Inside Job

Film documentaire américain, réalisé par Charles Ferguson, 2010. La dépression mondiale, dont le coût s'élève à plus de 20 000 milliards de dollars, a engendré pour des millions de personnes la perte de leur emploi et de leur maison. Au travers d'enquêtes approfondies et d'entretiens avec des acteurs majeurs de la finance, des hommes politiques et des journalistes, le film retrace l'émergence d'une industrie scélérate et dévoile les relations nocives qui ont corrompu la politique, les autorités de régulation et le monde universitaire. Narré par l'acteur Matt Damon, le film a été tourné entre les Etats-Unis, l'Islande, l'Angleterre, la France, Singapour et la Chine.
Inside Job nous révèle par exemple comment la banque d’investissement Goldman Sachs vendait à ses clients des titres adossés aux fameux « subprimes » tout en pariant de son côté sur l'effondrement de ces mêmes titres et allait même jusqu'à parier sur la faillite de l'organisme qui l'assurait en cas de faillite des titres adossés aux subprimes ! Évidemment, les titres pourris étaient notés triple « A » par les agences de notation, ces mêmes agences de notation qui aujourd'hui dégradent les notes des états pour permettre de mieux piller les peuples.
Ce qui est effarant c'est que non seulement tous ces escrocs, aux commandes des institutions financières véreuses, n'aient pas été jugés, et condamnés mais encore qu'ils continuent à nuire aux plus hautes fonctions publiques et privées, après avoir empoché leurs milliards. Ainsi, Hank Paulson, le pompier pyromane, ancien président de Goldman Sachs, nommé en 2006 par le président George W. Bush au poste de Secrétaire au Trésor des États-Unis, qui fut chargé de d’élaborer le plan de lutte contre la crise qu’il avait lui-même provoquée. Ainsi Mario Draghi Vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, puis gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011, récemment parachuté président de la Banque centrale européenne. Ainsi Mario Monti, ancien consultant pour Goldman Sachs, nommé sénateur à vie par le président de la République italienne Giorgio Napolitano en novembre 2011, puis président du conseil italien. Et lorsqu’ils ne sont pas eux-mêmes issus de ce sérail d’hyperparasites, les autres « gouvernants » qui sont censés nous représenter, se placent sous leur ordre pour nous plumer, pour brader les biens et les services publics et pour détruire les acquis sociaux. Et il y en a qui sont simplement « indignés » ? Mais c'est pas indignés qu'il faut être, c'est plutôt enragé !



L'Argent dette
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L'Argent dette

Film d’animation du canadien Paul Grignon qui expose de manière très claire et très pédagogique le processus de création monétaire et dénonce l’absurde servitude à laquelle il conduit.
L’Argent dette exprime des convictions également défendues sur ce site : L’accroissement généralisé de la dette dans l’économie mondialisée, contraint à une croissance globalement destructrice de ressources et de l’environnement, qui lorsqu’elle ne concerne pas des biens « matériels », ne peut être entretenue que par une marchandisation croissante de la vie, donc par une soumission toujours plus forte au capital et à ceux qui le détiennent...

L'Argent dette 2
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L'Argent Dette 2 : Promesses Chimériques

Suite mise en ligne en 2010 de l’Argent Dette, le célèbre documentaire de Paul Grignon : « Renflouements, plans de relance, dettes empilées sur d'autres dettes. Quand tout cela prendra-t-il fin ? Comment sommes-nous arrivés à une situation où il n'y a jamais eu autant de richesse matérielle ni de productivité, et où pourtant tout le monde est endetté auprès des banquiers ? Et voilà que soudain les banquiers n'ont plus d'argent et que nous, les contribuables, devons les renflouer en nous endettant encore d'avantage ! L'Argent Dette II (LAD2) explore l'arithmétique déroutante, frauduleuse et destructrice du système monétaire qui nous tient en otages par une dette constamment grandissante... et envisage des systèmes novateurs d'avenir. » … La suite sur la page de visionnage…

S'organiser pour ne plus toucher au grisbi SALOPE !
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S'organiser pour ne plus toucher au grisbi SALOPE !

Un film collectif mis en ligne sur le net en 2009 par Hopfroglepirate pour servir à des projections sauvages... « Pour ce faire, il suffit d'un caddy avec une bonne batterie, un transfo, un vidéo projecteur et un lecteur (dvd, ordi), un drap blanc et c'est parti. » Nous, groupuscule minuscule d’Esprit68, avons longuement hésité sur la catégorie dans laquelle il fallait insérer ce documentaire : « Humour » ou « L’ illusion monétaire » ? Après de rudes débats, à deux voix un quart contre deux, nous avons décidé de l’insérer dans la catégorie « L’ illusion monétaire », à cause, notamment, de cette citation : « A l’heure où l’argent ne veut plus rien dire et conditionne un vaste désert, où les milliards apparaissent comme ils disparaissent où, de l’aveux même des plus grands économistes, le système monétaire n’est basé que sur une vaste supercherie et les croyances qui en découlent, à l’heure où le fric nous dépasse complètement et rend fou la plupart d’entre-vous, il est impératif de s’organiser pour ne plus payer un centime. » Dans ce style, on peut lire ça aussi… A la fin du film, un monsieur tout en noir tague sur un mur une phrase que l’on retrouve à la page 69 de l’IQV… Mais ça, ça pourrait plutôt relever de l’humour.

Luttes et alternatives
69 - Ungdomshuset
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69 - Ungdomshuset

Film danois de Nikolaj Viborg, 2008. « 69 » raconte « de l’intérieur » les derniers mois du squat Ungdomshuset (littéralement « la maison des jeunes » en Danois) à Copenhague. Cette « maison des jeunes », occupée par des activistes depuis 1982, fait office de salle de concert autogérée et de centre politique et social. Devant l’intransigeance de la mairie de Copenhague qui souhaite revendre le bâtiment à un groupe fondamentaliste religieux, la résistance s’organise et les manifestations de solidarité se multiplient dans toute la ville, à la fin de l’année 2006. Les habitant-E-s font preuve d’une énergie et d’une inventivité exceptionnelle pour défendre leur lieu. Pourtant, avec des moyens démesurés, les forces anti-terroristes expulsent les jeunes le 1er mars 2007. S’ensuivront des émeutes d’une intensité jamais encore observée au Danemark. Ungdomshuset deviendra le symbole du refus du tournant conservateur de la politique danoise, et un exemple de ténacité dans la révolte, redonnant un élan aux espaces autogérés et aux luttes qu’ils portent au-delà des frontières. Comme l’indique une habitante de la maison de la jeunesse : « Les figures politiques ont déclaré qu’il y avait deux groupes dans cette maison. Un qui organise des concerts et un autre habillé en noir dans la cave en train d’attendre le moment pour se battre avec la police. Il n’y a pas deux groupes différents à la maison de la jeunesse. Il y a un grand groupe de jeunes, créatifs et plein de ressources qui vit pour créer un principe culturel dont tout le monde peut bénéficier. D’autres n’ont pas à se justifier de cette façon. Pourquoi y a-t-il de la place pour un opéra mais pas pour une scène punk ? Pourquoi y a-t-il de la place pour les agents immobiliers, alors que personne ne peut se permettre d’acheter leur maison ? Pourquoi y a-t-il de la place pour une chaîne de fast-food mais pas pour notre restaurant ? Pourquoi y a-t-il de la place pour les riches mais pas pour les pauvres ? Ce soir, réfléchissons à quel genre de ville nous voulons. Bonne année. »

69 - Ungdomshuset
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BOUH, un film sur le squat des 400 couverts

« À Grenoble, au début du 21ième siècle, une traverse entière est squattée : plusieurs maisons d'habitation, une salle publique, des ateliers qui vont donner leur nom à la traverse des 400 couverts. Manigancé par 4 anciennes habitantes du squat, ce film retrace l'histoire complexe et folle des 400 couverts. Le squat, de son ouverture en novembre 2001 à son expulsion en août 2005. Nos histoires, nos luttes, sont précieuses, invisibles et trop souvent étouffées. Racontons-les. »
Ce film raconte une histoire émouvante et vraie et pose des question fondmentales : « C'est quoi l'urbanisme qui nous entoure ? Qui fait les choix de ville ? Qui choisit que cette rue, elle va être de telle ou telle manière ? ... Alors que c'est nous qui vivons dans ces murs. ... »
A voir plus en détail ici et ici aussi.

Carnet de Route : Un Autre Monde est Possible
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Carnet de Route : Un Autre Monde est Possible

Documentaire de Keny Arkana, réalisé par Bass et Clem – 2006. Du Brésil au Mexique, du Mali à l’Argentine, de la France à Bombay, la chanteuse Keny Arkana recueille dans ce documentaire les paroles des militants alter mondialistes, des piqueteros argentins, des insurgés du Chiapas, de tous ceux qui luttent localement pour l’amélioration de leur conditions d’existence et globalement pour la construction d’un monde meilleur : « Crie leur qu’on est le monde, que le peuple finira par vaincre, qu’ils ont le chiffre, qu’on a le nombre et que la rue nous appartient ! »

Je lutte donc je suis
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Je lutte donc je suis

Après « Ne vivons plus comme des esclaves », « Je lutte donc je suis », le nouveau film de Yannis Youlountas est sorti en 2015. De Grèce et d’Espagne, un vent du sud sur l’Europe, contre la résignation. Dans les villes et les campagnes, dans les îles et les montagnes, au cœur des luttes et des alternatives en actes, des femmes, des hommes, mais aussi des enfants refusent de baisser les bras. Une même devise résume leur courage de résister, leur joie de créer et leur persévérance à toute épreuve : "JE LUTTE DONC JE SUIS" (prononcer "AGONIZOMAI ARA IPARKO" en grec et "LUCHO LUEGO EXISTO" en espagnol). Quelques mots pour vivre debout, parce que rester assis, c’est se mettre à genoux. Une brise marine, souriante et solidaire, de Barcelone à Athènes et d’Andalousie en Crète, qui repousse les nuages du pessimisme. Un voyage palpitant en musique, d’un bout à l’autre de la Méditerranée, en terres de luttes et d’utopie.

Fakir et Franck Lepage dénonce le discours mensonger sur les retraites
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Le faux problème des retraites

Deux films pédagogiques pour contrer le discours dominant et mensonger sur les retraites, rabâché depuis plus de 20 ans par les gouvernements et les médias de la dictature marchande. Tout d’abord le court métrage réalisé par Bresse TV, la web télévision de Bourg-en-Bresse et des Pays de l'Ain, sur une idée du repaire Là-bas si j'y suis de Bourg-en-Bresse, d’après une histoire, basée sur le numéro spécial de la revue FAKIR, qui nous explique en humour, chiffres de l'INSEE à l'appui, comment, depuis 1993, 9,3% de la valeur ajoutée en France a glissé des salaires directs et indirects, vers les revenus des actionnaires. Soit bien plus de 100 milliards d'euros par an (+ de 20 fois le déficit des retraites), sur une valeur ajoutée de presque 2000 milliards d'euros. Voir aussi ces liens complémentaires, ici et sur le site de la revue Fakir.
Ensuite l’extrait de la conférence gesticulée « Inculture(s) 5 : "Travailler MOINS pour gagner plus...ou l'impensé inouï du salaire" » , avec Franck LEPAGE et Gaël TANGUY qui démontre que l'enjeu des retraites n'est pas financier (il n'y a aucun problème de financement des retraites) mais bien idéologique. A retrouver ici sur le site de la Scop Le Pavé.

Le Jardin des Fraternités ouvrières
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Le Jardin des Fraternités ouvrières à Mouscron en belgique

Quelques vidéos pour présenter le groupe de jardinage des Fraternités Ouvrières et le jardin de Gilbert et Josine, véritable trésor de bio-diversité, qui dans un espace de 2000 m2, rassemble une incroyable variété de légumes, de plantes aromatiques et d'arbres fruitier (2000 arbres et arbustes fruitiers de plus de 1300 variétés différentes et 5000 variétés de légumes! ), cultivés en permaculture, sans labours, sans ajout d'engrais, ni de produits phytosanitaires.
Depuis les années soixante-dix, Gilbert et Josine cultivent leur jardin paradisiaque à Mouscron, ville frontalière avec Tourcoing-Roubaix. Ils sont à l'origine de la création du groupe de jardinage des Fraternités Ouvrières. Cette association est conçue comme la prolongation de leur engagement syndical et social. Elle a pour but de favoriser l'accession de tout un chacun à une nourriture saine et diversifiée en proposant notamment des cours de jardinage écologique gratuits et ouverts à tous et en entretenant un « conservatoire » de 6500 variétés de graines de plantes comestibles. Plus de précisions dans cet article.

Les sentiers de l’Utopie
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Les Diggers de San Francisco

Le film documentaire, Les Diggers de San Francisco, de Céline Deransart et Alice Gaillard, tourné au cours des années 1990 et diffusé en 1998, est une évocation d'un collectif artistique militant et anarchiste qui choisit son nom en référence aux "Diggers" anglais, ces paysans du XVIIe siècle, menés par Gerrard Winstanley qui avaient repris les terres seigneuriales pour les cultiver en commun. Les Diggers de San Franciso, issus de la San Francisco Mime Troup qui, dans son théâtre de rue subversif, mettait en scène son arrestation par la police, sont actifs entre 1966 et la fin des années 60 dans le quartier Haight Ashbury en pleine vague « flower power » et « peace and love » à l'époque où enfle la contestation contre la guerre du Vietnam et la révolte noire des « blacks panthers ».
S'ils partagent avec les hippies le goût des expérimentations psychédéliques, les diggers déplorent leur manque de conscience politique et sociale. Pour y remédier, les diggers veulent – selon leurs termes – créer un théâtre qui décrirait une société libre et gratuite en espérant ainsi éveiller les consciences et provoquer le mouvement social qui transformera cette fiction en réalité. « C’est gratuit parce que c’est à vous. » Leur théâtre libre qui met en scène dans la rue « l'enterrement de l'argent » est complété par des brochures de propagandes poétiques et par des distributions de repas gratuits, selon des modes d'action qui inspireront le mouvement « Food not Bombs ». Puis viennent les magasins gratuits qui complètent la réalisation d'une « philosophie du free », dont l'objectif avoué est de briser les chaînes de la nécessité capitaliste.
Avec l'épuisement du « flower-power », les premières les tentatives de récupération du mouvement et la pression de la police, les diggers changent de nom (collectif « free city ») puis se dispersent, tout en préservant leur esprit communautaire. Certains s'engageront dans l'action écologique et le bio-régionalisme, d'autres continueront sur la route, sur les planches, dans les villes ou les forêts, de mener leur existence libre, riche et inspirée. Comme le proclame un de leur tract :
« Notre humanité est une dignité à conquérir. C'est l'affaire de tous, et tous, c'est chacun. Nous ne voulons plus d'une société basée sur le travail et la production. Nous ne voulons pas non plus d'une société d'assistance. Nous voulons une société fondée sur l'entraide et l'autogestion. A nous de reprendre en main notre vie individuelle et collective. A nous de nous réapproprier les moyens matériels que les possesseurs des pouvoirs politiques, financiers et médiatiques nous ont volés : reprenons tout ! Notre désir est libre, la vie est gratuite, vivons nos rêves, soyons ce que nous sommes. Nous sommes vivants ! »
A noter que le roman autobiographique d’Emmett Grogan, Ringolevio a popularisé l'histoire des diggers dans la contre-culture américaine. A noter encore que le DVD du film accompagne le livre d’Alice Gaillard, Les Diggers, Révolution et contre-culture à San Francisco (1966-1968), paru en 2009 aux éditions l’Échapée.(Voir également ici un site consacré aux diggers américains)

Les sentiers de l’Utopie
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Les sentiers de l’Utopie

Documentaire tiré du livre-film de John JORDAN, Isabelle FREMEAUX « Les sentiers de l’Utopie », Éditions La Découverte, 2011. Pendant près d'un an, Isabelle Fremeaux et John Jordan sont partis à la rencontre de celles et ceux qui ont choisi, ici et maintenant, de vivre autrement. Ils ont partagé d'autres manières d'aimer et de manger, de produire et d'échanger, de décider des choses ensemble et de se rebeller.
Depuis un « Camp Climat » installé illégalement aux abords de l'aéroport d'Heathrow jusqu'à un hameau squatté par des punks cévenols, en passant par une école anarchiste gérée par ses propres élèves, une communauté agricole anglaise à très faible impact écologique, des usines occupées en Serbie, un collectif pratiquant l'amour libre dans une ancienne base de la Stasi, une ferme ayant aboli la propriété privée, ou « la ville libre de Christiana », ils ont découvert des Utopies bien vivantes dans ces interstices invisibles du système.
De cette expérience a émergé le livre Les Sentiers de l'Utopie qui raconte la vie de chaque communauté, ses pratiques et son histoire et ce film, tourné pendant le voyage, qui nous fait partager la lumière de ces expériences singulières. Le blog du livre-film est ici, et on trouve ici sur Article11, un article qui s’y réfère.

Les tanneries, c’est loin d’être fini !
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Les tanneries, c’est loin d’être fini !

Deux petites vidéos pour présenter l’Espace auto-géré des tanneries, qui débute son chantier d’été (prenez des nouvelles du crocodile ici et !)à partir du 16 juillet 2010 : Un docu-fiction réalisé par des étudiants de l’IUT SRC de Dijon et une petite action symbolique filmée lors d’une manif en 2009. Une remarque toutefois, ces vidéos ne rendent pas justice à une caractéristique essentielle du squat politique de Dijon : Les tanneries c’est beau !

Les tanneries, c’est loin d’être fini !
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Libérez l'espace : Tanneries / Pot-Co-Le - Dijon !

Une petite vidéo réalisée en 2011, pour expliquer en 7 premières minutes le Pot'Co'Le - soit Le potager Collectif des Lentillères à Dijon - et en 7 autres minutes l'Espace Autogéré des tanneries, qui reste - pour combien de temps encore ? - le plus vieux squat politique d'Europe. Le potager collectif des Lentillères comme l'Espace Autogéré des Tanneries sont malheureusement menacés par un projet d'écoquartier de la mairie de Dijon, qui souhaiterait ériger une vitrine écologique pour attirer capitaux et bobos. Mais nous, ces lieux on les trouve déjà très beaux comme ça !

Nécessaire(s) Territoire(s)
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Nécessaire(s) Territoire(s)

Film de Benoit Perraud, 2006, distribué en collaboration avec La Famille Digitale une association pour la réalisation, l'édition et la diffusion du documentaire de création et du cinéma expérimental à Poitiers.
« Ce monde est injuste. Notre organisation inhumaine. On le sait. On le montre. Tout le temps. Une violence quotidienne. J’ai pas envie de proposer une dénonciation de tout cela . J’ai même pas envie de le montrer. Je cherche autre chose…»
À travers des rencontres à Limoges et à La Rochelle, des images et des sons glanés ici ou là, le documentaire de Benoit Perraud est une recherche de ce qu’est et de ce que peut être le squatt, et, au-delà, des alternatives qu’il sous-tend, et de l’utopie qu’il régénère.

NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES
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NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES – suivi de la bande annonce de « Je lutte donc je suis »

Film de Yannis Youlountas, 2013. « Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : " Ne vivons plus comme des esclaves " (prononcer " Na mi zisoumé san douli " en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. » « Ne vivons plus comme des esclaves » montre les actions concrètes engagées en Grèce pour améliorer la vie, la résistance anti-fasciste, la lutte contre les spoliations capitalistes et les nouvelles expérimentations démocratiques et populaires au pays de la démocratie athénienne. Toutes les initiatives présentées dans ce film ne sont pas « radicales ». Certaines sont des réponses immédiates à la misère générée par la crise, mais ensemble, elles donnent un corps à une utopie plus vaste, celle qui consiste à reprendre en main nos vies, pour ne plus vivre comme des esclaves ! A voir ici. La page du film est suivi de la bande annonce du prochain film de Yannis Youlountas, « Je lutte donc je suis », dont la sortie est prévue en 2015, et d'un clip « Les premières fleurs ont quelque chose à nous dire » sur le nouveau printemps des luttes.

Ni vieux, ni traître
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Ni vieux, ni traître

Film documentaire de Pierre Carles et Georges Minangoy, 2006. A travers les témoignages d’anciens membres du MIL, des GARI et d’Action Directe, Ni vieux, ni traîtres, évoque la lutte antifranquiste et anticapitaliste des années 1970 et 1980, les braquages réalisés pour la financer et les actions plus violentes qui aboutirent notamment à l’assassinat du général René Audran, en 1985, et du PDG de Renault Georges Besse, en 1986. Les paroles de Joëlle Aubron, qui livre dans ce film sa dernière interview, et de Jean-Marc Rouillan, depuis sa cellule, sont recueillies à ce sujet, mais aussi celles de nombreux autres militants qui reviennent sur leur passé. …

Notre Dame des Landes ... Au coeur de la lutte
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NOTRE-DAME-DES-LANDES … Au cœur de la lutte

Film militant d’un peu plus d’une heure qui revient sur l’historique de la lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes NOTRE-DAME-DES-LANDES … Au cœur de la lutte, démontre point par point en quoi ce projet de bétonnage est une monstrueuse aberration. A diffuser largement !
« Le film que vous allez découvrir est un documentaire militant. Bien que réalisé par des amateurs, il a été pensé et monté avec le souci qui anime les professionnels du cinéma dans le but affirmé de servir à la lutte en cours contre le projet de construction d’un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes (44). Les images et les sons ont été enregistrés en trois temps en décembre 2011 et en février 2012. Ce documentaire ne prétend pas retracer l’histoire de la lutte. Il donne tout simplement la parole aux acteurs de ce combat qui se poursuit au quotidien, le projet s’inscrivant désormais dans sa phase pré-opérationnelle. Nous espérons ainsi modestement apporter notre contribution à ce combat citoyen. CE docu-militant peut servir de support à des réunions débats ou à toute autre animation dans laquelle vous jugez qu’il peut trouver sa place. Il est disponible sur le site de l’Agora de Bretagne ou sous tout autre format à la demande. »

Quand les arbres s'agiten
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Quand les arbres s’agitent

Beau documentaire en 4 parties sur l’existence au quotidien et les motivations des Zadistes confrontés à la répression policière. Partie 1 : au cœur de la ZAD. Partie 2 : retour sur l’expulsion et la destruction de la si belle Maison commune. Partie 3 : la maison autonome – les flics ne respectent pas plus les humains que les arbres. Partie 4 : détermination, rage et courage, il faut se battre et maintenant ! Vive les tritons crêtés et les salamandres de feu !

Benjamin Bayart
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Quelques conférences de Benjamin Bayart

Internet libre ou Minitel 2.0
Dans le cadre des 8èmes rencontres mondiales du logiciel libre (RMLL) qui se sont déroulées à Amiens du 14 au 18 juillet 2007, Benjamin Bayart, président du fournisseur associatif d'accès à Internet FDN (French Data Network ), montre comment internet et les logiciels libres se sont développés à la même époque, sur la base de principes communs qui s'opposent au fonctionnement centralisé du minitel ou de systèmes de diffusion comme la radio ou la la télévision. Malheureusement, la mainmise grandissante de quelques acteurs marchands remets en cause le caractère a-centré d'Internet. Avec la vidéo à la demande, le Webmail, les brevets, le filtrage, « On va manger du numérique avarié » prévient Benjamin Bayart... A voir ici aussi…
Qu'est-ce qu'Internet ?
Internet est un outil que nous utilisons au quotidien. On sait généralement qu'il est le « réseau des réseaux », mais qu'est-ce que cela signifie concrètement ? Comment les informations sont-elles acheminées entre mon ordinateur et les autres ? Quel est le rôle d'un fournisseur d'accès ? Comment fonctionne ce réseau ? Qui le contrôle et qu'apporte son organisation si particulière ? Benjamin Bayart répond à ces questions, dans le cadre d'une série de conférences à l'IEP de Paris en 2010. Partie 1 : Les principes de fonctionnement du réseau. Partie 2 : Les applications. Partie 3 : Les enjeux politiques et sociétaux

The take
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The take - Naomi Klein, Avi Lewis

Film documentaire de Naomi Klein, co-réalisé avec Avi Lewis, 2004. En Argentine, suite à la crise économique de 2001, des ouvriers occupent les usines abandonnées par leur patron et tentent l'expérience de l'autogestion. Ce documentaire témoigne d'une de ces centaines de réappropriations d'entreprises qui ont eu lieu dans ce pays.

This Is What Democracy Looks Like
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This Is What Democracy Looks Like

Documentaire de Jill Friedberg et Rick Rowley, 2000. L’Independent Media Center (IMC) a coordonné plus d’une centaine de média-activistes et collecté plus de 300 heures de rushes pour aboutir au montage de ce documentaire qui rend compte du mouvement anti-OMC de Seattle en 1999. Voilà un film qui peut beaucoup agacer, tant sur la forme que sur le fond, mais dont nous recommandons cependant le visionnage attentif, afin de tirer les leçons de ce qui apparaît aujourd’hui comme un échec. « Filmé par une centaine d'activistes, le récit de la manifestation anti OMC à Seattle et comment cela a changé notre monde… » est-il annoncé, un peu imprudemment, au début du film avant que ne soit prononcée cette sentence encore plus présomptueuse : «… Dans dix ans, on ne parlera pas des lacrymogènes de Seattle, mais de la naissance d’un mouvement civil mondial pour une démocratie mondiale économique. »… Tu parles ! Dix ans après, qu’est-ce que l’on constate ? Une emprise plus grande encore de la dictature marchande et sécuritaire, et un affaiblissement planétaire de la conscience sociale et révolutionnaire ! …

Tous au Larzac
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Tous au Larzac !

Il ne s’agit pas ici du film de Christian Rouaud sorti en 2011, mais d’un montage d’une demi-heure en noir et blanc qui évoque, sur des images d’époque, la lutte exemplaire et victorieuse des paysans du Larzac contre le projet d’extension du camp militaire imposé par l’état. On y voit se nouer la convergence des luttes ouvrières et paysannes – avec notamment le soutien des ouvriers de LIP – renforcée par l’expression des revendications des travailleurs immigrés dans une alliance anticapitaliste qui témoignent de la vitalité et de la cohérence du combat mené alors par les travailleurs. Les marches, les manifestations festives, sont ponctuées par des extraits des discours enflammés de Bernard Lambert (1931-1984), grande figure des luttes paysannes, fondateur en 1981 de la Confédération nationale des syndicats de travailleurs paysans qui en s’unissant avec la Fédération nationale des syndicats paysans formera la Confédération paysanne en 1987. A l’heure actuelle où ressurgissent les projets mégalomanes de destruction de la nature à Notre-Dames-des-Landes ou au Val de Suse, tandis que des politiciens aux abois attisent les haines en vantant les mérites d’une civilisation marchande qui est en passe de condamner la planète entière, il est bon de réécouter Bernard Lambert :
« Partout nous voyons la main mise grandissante de l'Etat centralisateur sur la communauté de base, sur l'individu. La montée des fascismes économiques, politiques, religieux. Le progrès technique incontrôlé, celui qui nous fait accepter n'importe quoi pour assurer notre profit, notre bien-être. Le refus d'accepter l'autre comme un être différent qui peut naître, mourir, se nourrir, s'habiller, aimer, briller de manières différentes.
Alors que faire? Hein? Qu'est ce qu'on fait ? Continuons de croire que notre couleur de peau est la plus belle, notre civilisation la meilleure, notre religion la seule vraie... et à la fin, crevons. CREVONS D'ÊTRE TROP RICHES, D'ÊTRE TROP GRAS, D'ÊTRE TROP CONS!!! Ou bien RE-FU-SONS. Refusons d'assoir notre prospérité collective sur le meurtre déguisé de millions d'Hommes.
»

Sexisme, racisme, classisme, les discours et représentations de la domination
Genre & jeu vidéo : représentations et rapports de domination
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Genre & jeu vidéo : représentations et rapports de domination

Filmée dans le cadre du projet ÉgalitéÉs de Galaxie Numérique, on retrouve ici l’intervention de la gameuse Mar_Lard, « Genre & jeu vidéo : représentations et rapports de domination » proposée dans le cadre de La journée « Sexisme, jeux vidéo et culture geek » organisée par le laboratoire junior GenERe et le Club Retrogaming le jeudi 27 mars 2014 à l'ENS de Lyon. Cette présentation très claire et pédagogique se base sur des exemples précis pour dénoncer la surabondance des représentations sexistes dans les jeux vidéos et les rapports de dominations qu'elles banalisent et légitiment.
Voir aussi le dossiers de Mar_Lard: Sexisme chez les geeksPourquoi notre communauté est malade, et comment y remédier.